En1960, la mise en place d'un programme de conservation des espaces verts et de restauration du patrimoine culturel instaure l'essor du tourisme alpin ainsi que l'organisation dufestival international du film d'animation puis, en 1965, de lafête du lac, attirant annuellement environ 100 000 visiteurs chacun. En1973, l'Institut universitaire de technologie d'Annecy ouvre et fusionne en1979 avec le centre universitaire de Savoie pour former, en2015, l'université Savoie-Mont-Blanc, avec le campus deSavoie Technolac etJacob-Bellecombette. En2021, Annecy est élueville de France où l'on vit le mieux, classement établi par l'association Villes et villages à partir de 183 critères[1], mais se fait détrôner en2022 parAngers à cause du critère associé à l'accession au logement.
Le territoire d'Annecy est divisé en deux parties qui se distinguent par le relief, l'urbanisme et la végétation. Le nord et le sud-ouest sont plats, encadrés à l'est par la colline d'Annecy-le-Vieux, qui est en fait unelangue morainique, à l'ouest par la dépression occupée par leFier, et la colline deSeynod et deGevrier. Fortement urbanisée, la ville s'y étale avec la majorité de ses équipements. Le sud-est est, quant à lui, occupé par la montagne duSemnoz. Très peu construit ou aménagé, sauf à son extrémité nord, il est occupé en majeure partie par une forêt de conifères plantée auXIXe siècle sur le Crêt du Maure. La commune se situe sur une partie des rives nord et ouest du lac d'Annecy[2]. Cette situation lacustre a fortement influencé son émergence avec les canaux du Thiou, du Vassé, de Saint-Dominique, leport de plaisance des Marquisats et les deux plages des Marquisats et de l'Impérial.
Leclimat estcontinentalmontagnard, caractérisé par une humidité marquée[3]. Les hivers sont froids et neigeux et la saison estivale douce avec parfois des épisodes orageux. L'intersaison, entre avril et octobre, peut également se révéler être humide. Ces caractéristiques se trouvent sous l'influence des massifs environnants (Semnoz,Mont Veyrier,Bauges etBornes), atténuées par la présence du lac. La station de référence de Météo France pour la ville d'Annecy se situe à455 mètres d'altitude sur la commune déléguée deMeythet[4].
Les tremblements notables atteignent une magnitude de 5σ0,8 sur l'échelle de Richter.
12 mars 2022 à 18 h 03 : magnitude de 4,2 avec un épicentre au nord d'Albertville[5] ;
8 septembre 2005 à 11 h 27 : magnitude 4,9 à proximité deVallorcine ;
15 juillet 1996 à 2 h 13 : magnitude de 5,25[6],[7] avec un épicentre àÉpagny ; le séisme occasionne des dégâts sur les bâtiments, principalement chutes de cheminées et fissures de murs, estimés à60 millions d'euros ;
14 décembre 1994 à 8 h 55 : magnitude 4,7 provenant deSallanches avec quelques dégâts matériels ;
2 décembre 1980 à 6 h 58 : magnitude 4,7 en provenance deFaverges.
Trois autres itinéraires cyclables aménagés depuis Annecy sont disponibles sur la cartographie des itinéraires cyclables du Grand Annecy[8] et des locations de vélos sont proposées au départ de la gare[9] et des Marquisats.
La circulation routière annécienne est complexifiée par l'étau lac-montagne[10] : les axes du centre-ville vers la rive sud-ouest du lac par les Marquisats[11] et vers la rive sud-est du lac saturent aisément en période de pointe estivale.
Trois routes départementalesD 1201 (ex RN 201),D 1203 (ex RN 203) etD 1508 (ex RN 508) desservent Annecy. L'itinéraireD 3508contourne l'agglomération par le nord-ouest par une voie rapide connectée aux voies transversales, à deux sorties d'autoroute et à larocade qui encercle la ville en connectant le rond-point de Cran-Gevrier au carrefour d'Albigny.
En 2002, un tunnel bi-tube (2 × 2 voies)[11] de600 mètres, sous le centre commercial Courier[12] de la gare jusqu'au rond-point nord du centre-ville[12], permet aux bus d'emprunter un site dédié en 2007, date à laquelle les parcs relais commencent à voir le jour dans l'agglomération[11].
En 2015, la ville propose 1 568 places gratuites, 2 509 places payantes de rue et de 3 324 places dans 10 parkings souterrains ou fermés.Les tarifs des parkings annéciens, gérés en régie municipale directe, sont compris entre 1,10 € et 1,80 € de l'heure, après la première demi-heure de gratuité.
Les gares d'Annecy transportent des marchandises jusqu'en 1960 et desservent l'usineSNR, leSernam et la zone industrielle de Vovray pour continuer sous leSemnoz et relierUgine et Albertville par la rive gauche du lac.
Annecy étant la ville centre de la communauté d’agglomération duGrand Annecy, elle est desservie par le réseau intercommunal, baptiséSibra et exploité par la SPL Sibra[21]. Dans sa configuration actuelle, le réseau est organisé en étoile autour du pôle d’échanges installé devant lagare d’Annecy. Celui-ci est desservi par les 3 lignes Rythmo, numérotées 1, 2 et 3, qui offrent un départ toutes les dix minutes de5 h à1 h[22] sur trois axes simples et directs : dePoisy vers le parc d’activités des Glaisins àAnnecy-le-Vieux pour la 1, deSeynod àPringy pour la 2, et deChavanod au quartier de Novel àAnnecy-le-Vieux pour la 3. Six autres lignes dites principales et complémentaires traversent ce pôle d’échanges : les lignes 4, 5, 6, 7, 9 et 10[23]. L’offre est légèrement inférieur, avec une course toutes les 20 à 30 minutes jusqu’à environ20 h 30. Les lignes 14 et 15, dites de proximité, ont vocation à assurer une desserte fine des quartiers non desservis par les lignes précédemment citées, mais également à relier les pôles d’échanges de l’agglomération sans forcément passer par les axes principaux et la gare[23].
Les lignes interurbaines du réseau Sibra desservent la gare d’Annecy et permettent de relier les communes périphériques membres de l’intercommunalité, comme ici la ligne 40 à destination d’Entrelacs.
La gare d’Annecy est également le point des lignes interurbaines saisonnières, à destination duSemnoz et desGlières, et régulières, en direction des communes périphériques de l’agglomération héritées de la fusion de l’ancienneC2A avec les intercommunalitées voisines. Trois lignes disposent d’un terminus en dehors des limites intercommunales, à l’image de la ligne 31 qui se rend à lagare de Rumilly (sur le territoire de la communauté de communesRumilly Terre de Savoie), et même en dehors du département, pour les lignes 40, à destination de lagare d’Albens àEntrelacs (membre de la communauté d’agglomérationGrand Lac), et 41 vers le chef-lieu duChâtelard (membre de la communauté d’agglomérationGrand Chambéry), ces deux communes et la commune deLescheraines, traversée par la ligne 41, se trouvant enSavoie.
Quatre pôles d’échanges secondaires permettent des correspondances entre les lignes principales et de proximité du réseau.
D’autres pôles d’échanges sont organisés sur le territoire municipal. On en dénombre quatre au total, situés aux quatre points cardinaux de la ville : La Salle Pringy au nord (commune déléguée dePringy), Vignières à l’est (commune déléguée d’Annecy-le-Vieux), Marché Saint-Jean au sud (commune déléguée deSeynod) et Meyhtet Le Rabelais à l’ouest (commune déléguée deMeythet). Desservis par une ou plusieurs des lignes structurantes et principales du réseau, ils permettent également aux usagers d’emprunter les lignes de proximité qui desservent les quartiers périphériques moins densément peuplées. On note également la ligne 8, reliantChavanod à la piscine-patinoire, qui ne passe par aucun pôle d’échanges mais croise le tracé des lignes Rythmo 1 et 3, permettant malgré tout une interconnexion pour les usagers.
La ligne J4 du réseauJ'ybus assure, du lundi au vendredi, un départ quotidien depuis le lycée Charles Baudelaire.
Enfin, de manière plus anecdotique, la ligne J4 du réseauJ'ybus de la communauté de communesRumilly Terre de Savoie est prolongé sur un départ vers le lycée Charles Baudelaire, installé sur le territoire de la commune déléguée deCran-Gevrier. Le reste du temps, cette ligne, lancée le par la transformation de la ligne 33 de l’ancien réseau départemental Lihsa, assure son terminus au stade de Chavanod, et permet de relier lagare de Rumilly au bassin annécien à raison de neuf allers-retours quotidiens du lundi au vendredi, en empruntant la Route des Creuses.
Le réseauCars Région permet de relier Annecy aux communes plus éloignées qui ne sont pas membres de l’intercommunalité.
Préfecture départementale, Annecy a été desservi pendant de nombreuses années par le réseau départemental Lihsa. Depuis le, celui-ci est piloté par la régionAuvergne-Rhône-Alpes, qui l’a renomméCars Région en novembre 2020. Une grande partie des lignes de l’ancien réseau ont été transférés auGrand Annecy dans le cadre d’un transfert de compétences et intégrées au réseauSibra. Actuellement, six lignes du réseau régional prennent leur départ à la gare routière d’Annecy. L’une d’elles, la 272, est transfrontalière et permet de se rendre à l’aéroport de Genève-Cointrin, enSuisse. Les lignes Y22 et Y51 sont quant à elles interdépartementales, la première étant à destination deValserhône, dans le département de l’Ain, et la seconde versAlbertville, enSavoie. Trois autres lignes permettent de se rendre àLa Balme-de-Sillingy à l’ouest (Y21) ou dans le massif desAravis à l’est, avec les lignes Y62 et Y63 à destination duGrand-Bornand via lecol de Bluffy pour la première etDingy-Saint-Clair pour la seconde.
Lelac d’Annecy, bien qu’il soit inaccessible par voie fluviale, est entièrement navigable. La navigation de plaisance y est très présente, avec 1497 emplacements à l’année répartis sur 11 ports de plaisance[24]. 4 d’entre eux sont implantés à Annecy et offre près du tiers des anneaux disponibles, avec 472 places cumulées entre le port de plaisance d’Albigny àAnnecy-le-Vieux, qui est le plus important avec 202 emplacements et une rampe de mise à l’eau[25], le canal du Vassé avec 121 places[26], le quai de la Tournette et ses 112 anneaux[27], et enfin la zone d'amarrage des Jardins de l’Europe avec seulement 37 emplacements[28].
La compagnie des bateaux d’Annecy propose des promenades sur le lac, ainsi qu’un service de navettes entre les rives.
Une navigation touristique est également proposée par la compagnie des bateaux d’Annecy, qui exploite cinq navires de promenade sur le lac ainsi qu’un bateau restaurant.
Annecy est une commune urbaine de densité intermédiaire au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[29],[30],[31] et appartient à l'unité urbaine d'Annecy, agglomération intra-départementale regroupant14 communes[32] et 184 530 habitants en 2022, dont elle est laville-centre[33],[34].
Son plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à1 000 hectares fait d'elle une commune littorale au sens de laloi littoral[37]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent afin de préserver les espaces naturels, les paysages et l’équilibre écologique, telles que le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si leplan local d’urbanisme le prévoit[38],[39].
En octobre 2012, le conseil de lacommunauté de l'agglomération d'Annecy lance une réflexion sur l'évolution du bassin pour les vingt prochaines années, avec le projet « Agglomération 2030 ». Parmi les objectifs, qui rejoignent ceux du SCOT, l'accueil d'un excédent de population estimé entre 18 000 à 22 000 habitants, un gain de 10 000 emplois, une extension des zones d’activités économiques jusqu'à90ha[41] et une densification du bâti[42].
Le conseil syndical du[43] porte sur l'accroissement démographique, le développement économique, l'offre de logements locatifs sociaux en souffrance dans l'agglomération en lien avec les problématiques de pression foncière liées au coût de l'immobilier, à la péri-urbanisation de la banlieue annécienne et aux problèmes d'infrastructure sur les axes de communication routière[40].
La commune déléguée d'Annecy, se découpe en 13quartiers intra-muros[Mairie 2] dont les délimitations suivent les grands axes de circulation :
On y trouve le collège des Balmettes, les lycéesGabriel-Fauré et Saint-Michel ainsi que le cimetière de Loverchy, on peut également y inclure l'école primaire Vaugelas.
L'entreprise Sounis, spécialisée dans le négoce du bois, installée au 59 faubourg du Bœuf, actuelle rue Carnot, fait faillite et se fait racheter en 1880 par la famille Courier. François Courier la débarrasse de ses installations industrielles et y développe une exploitation maraîchère et florale. En 1927, son fils Émile, entrepreneur reconnu, prend la direction de l'entreprise. Après 1945, il est élu président syndical des horticulteurs et pépiniéristes de Haute-Savoie et décoré duMérite agricole. Il est lié aux acteurs politiques locaux, dontCharles Bosson, maire d'Annecy de 1954 à 1975.
Fin 1960, l'activité horticole du Clos Courier déménage àAnnecy-le-Vieux. Débute alors une période d'incertitudes pour cette friche urbaine, qui, dans un premier temps, est convertie en parking gratuit avec une entrée avenue Berthollet. La mairie s'empare du dossier et une déclaration d'utilité publique est votée en mai 1967 sur l'acquisitions de terrains pour la construction du quartier Courier avec le rachat de la marbrerie Tavernier avenue Berthollet en 1967, le Clos Courier en 1971 et l'orphelinat démoli en 1993. C'est en 1996, sous le mandat deBernard Bosson, que le projet de réaménagement du clos Courier entre dans sa phase opérationnelle avec l'ouverture du centre commercial. En 2004 est créée l'association de quartier[44] qui suit son actualité urbanistique et maintient la qualité de vie dans le quartier.
Situé au centre ouest, il concentre pôle d'échanges multi-modal de lagare d'Annecy et l'usine historiqueSNR roulements. Un aménagement du pôle d'échange multimodal du quartier de la gare, approuvé le, a été modifié à plusieurs reprises depuis[Mairie 3].
En 2021 est votée la mise à disposition d'une partie de l'emprise des usines SNR au quartier des Hirondelles pour permettre de livrer 105 logements au2e trimestre 2025.
L'avenue de Chambéry partant de l'ouest d'Annecy et reliant, entre autres, la rue Royale, puis celle duPâquier jusqu'au lac
Quartier résidentiel aux portes de la commune d'Annecy, longé par la Thiou au niveau du pont-Neuf sur sa partie sud-ouest et par la voie ferrée au nord.
Après 1957, le départ des abattoirs dans le quartier de Vovray, amorce un déclin du quartier fin des années 1980, qui entame à partir de 1985 sa reconversion en zone résidentielle, notamment avec l'aménagement de la promenade Louis Lachenal et Sainte-Therese du Québec. En 2018, un demi kilomètre de berges du Thiou est renaturé, reconsolidé et réhabilité par des plantes indigène mettant en valeur du cours d’eau par des trouées dans la végétation qui retrouve sa diversité passée. La vie de quartier de la Mandallaz est de nos jours portée par une concentration intéressante de restaurants.
Les Marquisats sont formés par la piscine ouverte, le centre nautique, la plage, le centre culturel et salle de concert duBrise-Glace.
Le versant est duSemnoz est la partie boisée de ce quartier couvert par la forêt du Crêt du Maure.
Les Trésums étaient l'emplacement de l'ancien hôpital, aujourd'hui détruit. Malgré l'opposition d'associations de protection environnementale et patrimoniale, le nouveau complexe des Trésums accueille aujourd'hui632 logements résidentiels, une résidence pour personnes âgées ainsi qu'un hôtel et un parc[42],[45]
Fin 1960, laZUP de Novel crée300 logements ainsi que des complexes sportifs au nord d'Annecy. Début 1970, le quartier desTeppes attenant fait son apparition.
Au centre-est de la ville, ce quartier résidentiel héberge la préfecture, les galeries Lafayette, la cité administrative, leharas national et lelycée Berthollet.
Quartier résidentiel formé autour de la place des Romains,tarmac servant d'emplacement pour la fête foraine lors de la foire de la Saint-André, il fut formé à l'époque romaine et disposait déjà d'une place publique, d'une basilique, de temples, de thermes et d'un théâtre dont il ne reste aujourd'hui que des ruines partiellement visible avenue des Romains et d'une colonne sur la place des Romains.
LaCCI, situé dans la zone Galbert, occupe sa partie orientale, entre l'avenue de Genève et l'avenue de Brogny. La rocade borde le nord et l'ouest du quartier et le sud est occupé par la gare.
Un marché se tient sur la place des Romains tous les mardis de 7h à 19h.
Le square des Hirondelles et celui de la place des Romains offrent des aires de jeux et le parc des Capucin se construit en 2022.
Précédé depuis 2013[Mairie 4] par l'éco-quartier Vallin-Fier, l'éco-quartier du Parcs des Sports - Fier offre à son tour en 2020 1 100 logements, un groupe scolaire et200 places de parkings[Mairie 5],[46].
Le quartier fournit à la ville son hall des expositions, une salle de concert tout-public, l'Arcadium, ainsi que la piscine-patinoire Jean Régis, également appelée piscine des Fins.
Partant du pied duchâteau, le vieux bourg est parcouru de quatre artères médiévalespiétonnes, la rueSainte-Claire, rueCarnot, rueJean-Jacques-Rousseau et la rue Royale, sillonnées d'arcades suivant une croix cardinale : est-ouest, parallèles au Thiou et sa perpendiculaire nord-sud.
La porte Perrière donne accès à la rueSainte-Claire, ses brasseries et ses glaciers. Anciennementmagna carreria ougrande charrière, cette voie piétonne se termine à la porte du Sépulcre, aujourd'hui porte Sainte-Claire, en longeant le rocher du château.
La rue Grenette, parallèle sur la rive droite du Thiou, autrefois charrière de laHalle, prolongée par laruale du Four, actuelle rueJean-Jacques-Rousseau, se termine sur la place des Cordeliers.
La rue Royale part du canal du Vassé et de l'ancienneporta pascuorum ou « porte des pâturages » la bordure ouest duPâquier et fini rue de la gare en longeant le jardin de l'évêché.
La Carnot est la plus longue, perpendiculaire aux autres, en partant du pont de l'Isle par les charrières Filaterie et Notre-Dame, et rejoint les anciennesporta nova de Boutz « portes de bœuf », désignant l'ancienvicus gallo-romain de Boutae fondé en l'an50 av. J.-C. au niveau de la plaine des Fins.
Canal du Thiou en vieille ville
Le quadrillage interne se trouve complété destraboules, desservant originellement les cours intérieures des hôtels particuliers, écuries, cuisines, hangars et diverses dépendances, parfois agrémentées de commerces.
LeThiou est à ciel ouvert sur toute sa longueur mais le canal du Vassé est recouvert du pontAlbert-Lebrun jusqu'au passage Gruffaz et ressurgit derrière l'église Saint-Maurice, anciennement Saint-Dominique, d'où le nom du canal à cet endroit, et de nouveau près de la collégiale Notre-Dame-de-Liesse.
Rails de la ligne abandonnée traversant la zone de Vovray
Quartier majoritairementindustriel d'Annecy, il s'étend entreSeynod et le Semnoz et regroupe la déchèterie, un centre de recyclage, les réserves de carburants et des écoles (IPAC, lycée professionnelGordini). Une voie de chemin desservait autrefois les usines de Vovray pour continuer en direction d'Albertville en passant sous le Semnoz. De nos jours le festival de la friche des rails réhabilite quelque peu ce quartier en devenir.
En 2018, L'INSEE recense 70 906 logements[Insee 1] avec une écrasante majorité d'habitats collectifs, à 94,3 % comprenant 12,8 % deT1, 21,8 % de T2, 30,6 % de T3 et 34,8 %[47] de T4 ou plus.
Le parc immobilier de 2009 est vieillissant avec 17,5 % desrésidences principales datant d'avant 1949 et une majorité, 57,0 %, ayant vu le jour après laSeconde Guerre mondiale entre 1949 et 1974 ; 13,4 % des logements ont été construits de 1975 à 1989 et seulement 12,1 % ont moins de30 ans.
En 2009, 0,5 % des logements n'ont pas de salle de bain et que 6,3 % des résidences principales disposent de deuxsalles d'eau. 98,2 % des logements disposent du chauffage central et 44,3 % bénéficient d'un garage ou d'un parking[47]. De 2009 à 2018, la part desrésidences principales augmente légèrement de 87,2 % à 87,7 %. Dans le même temps, la part de résidences secondaires grimpe de 4,7 % à 6 % alors que les logements vacants chutent de 8,1 % à 6,3 %, à comparer avec la moyenne nationale de 8,2 %.
Le nom de la localité est attesté dès 867 sous les formesAnericiacum (Charte deLothaire II)[53],[54],[55],Anesciacum (Charte de Lothaire II)[56],Anersiacum (Charte de Lothaire II)[55]; puisAnassiacus [fiscus] en 1011;Anassetti variante d'Annasseu en 1107[55],[57];Cura de Anassiaci veteris vers 1344, et enfinAnessy,Anecium,Annecium,Annesium,Anaysiacus,Annassie etAnnesiacum selon leRégeste Genevois.
Une première bulle du papePascal II transfère à l'abbaye de Savigny la possession de paroisses autour du lac d'Annecy par la mentionecclesias de Anasseu[58] mais il faut cependant attendre 1145 et bulle papale d'Eugène III pour uncartulaire confirmant la donation à l'abbaye de Talloires[59] des églises d'Annecy-le-Vieux et d'Annecy-le-Neuf[58];Ananssiaco, Annecicao;Annasseu, Anassetu;Anassiaci novi ;Anassiaci burgi;Anasiacensis ou encoreAnnessiacum[59] de la fin duXIIe siècle au début duXIIIe siècle.
La terminaison-y est une évolution régulière du suffixe-(i)acum signifiant « lieu de, propriété de ». Cette formations toponymiques typique gallo-romaines a donné la terminaison en-y à des localités commeÉpagny,Frangy,Groisy,Poisy,Sillingy, aussi bien de langue d’oïl que dans la languefrancoprovençal[60],[53],[54] dans laquelleAnnecy s'écrit soitÈneci ouÈnneci selon la formeORB, soitIn-nsi selon lagraphie de Conflans[61].
Le radicalAnnic- est unanthroponyme, mais deux écoles, basées sur un corpus similaire, comprenant l'acte de donation deLothaire II à son épouseTheutberge de867, divergent quant à son interprétation.
En 1955,Pierre Duparc se fonde sur la formeAnesciacum[56],[62],[63] pour supposer que le nom d'Annecy proviendrait d’Aniciacum, propriété fondée parAnicius »[64], tout commeVilla Anniciaca, forme reprise par Henry Suter[55], omettant les formes non attestées.
En 1979,Albert Dauzat etCharles Rostaing partent des travaux préliminaires de Charles Marteaux basés sur la formeAneric-iacum de 867 pour proposer l’anthroponyme germaniqueAnerīk[53], auquelErnest Nègre préfère une variante latiniséeAnnarigus[54], également citée parMarie-Thérèse Morlet[54],[65], mais cela impliquerait de prendre en compte les formes récurrentesAn(n)a- des attestations postérieures.
Les Romains interviennent dans les environs à partir duIIe siècle av. J.-C. et vainquent les Allobroges une première fois en121 av. J.-C., puis définitivement en -62. Une fois le territoire pacifié, les Romains construisent des routes et des mansions (dumansio, « auberge », « gîte d'étape ») afin de commercer, notamment la route secondaire reliantTurin (Italie) àGenève.
Vers443, le général romainAetius concède laSapaudia à un peuplegermain, lesBurgondes, d'après une courte notice duVe siècle : « La Sapaudia est donnée aux débris du peuple burgonde pour être partagée avec les indigènes »[80]. L'insécurité grandissante contraint les habitants à abandonner la plaine pour les collines voisines, comme l'atteste le domaine agricole de lavilla gallo-romaine et centre d'une exploitation agricole, d'unfundus, sur le coteau d'Annecy-le-Vieux, vers lesVIIe – VIIIe siècles[81]. Ce domaine entre dans le domaine royal au siècle suivant et est mentionné sous le nomAnesciacum auIXe siècle[82] ouAniciacus ou villa Aniciaca, peut-être dugentilice d'un propriétaire issu de la grande famille desAnicii, connue dans le Bas-Empire[83].
Après le décès deClément VII en1394, lecomté de Genève est acquis en1401 par lecomte de SavoieAmédée VIII. Lecomté de Genève se trouve démembré en un comté de Genève proprement dit (avec la ville et ses environs qui conservent une grande autonomie) et un comté deGenevois avec Annecy pour capitale[Mairie 6]. Pour rallier les habitants, qui ne voient pas d'un bon œil leur rattachement à lamaison de Savoie, le duc crée en1434 l'apanage de Genevois etFaucigny qu'il confie à son fils cadet, Philippe de Savoie[86]. Cet apanage disparaît à la mort sans postérité de ce dernier en1444, mais il est reconstitué de1460 à1491 au profit deJanus de Savoie, fils deLouis Ier de Savoie, qui fait d'Annecy sa résidence officielle alors qu'il est comte de Genevois, baron deFaucigny, seigneur de Beaufort-Ugines-Faverges-Gourdans[84]. De nouveau capitale d'apanage, Annecy bénéficie de la sage administration de Janus de Savoie et des fastes de sa cour. C'est à ce moment-là que sont établis les principaux organes du gouvernement du comté : conseil comtal, chambre des comptes, procureur fiscal, juge mage[84].
En 1491, à la mort de Janus, Annecy est de nouveau rattaché à laSavoie de1491 à1514[86]. En1514,Charles II de Savoie inféode le Genevois et lesbaronnies deFaucigny et deBeaufort à son frère Philippe. Annecy est alors de nouveau le centre d'un apanage allant du Genevois àUgine. Philippe (duc de Nemours enFrance en1528) est le premierprince de la dynastie desGenevois-Nemours qui se prolonge jusqu'en1659 (à la mort d'Henri II, dernier duc de Genevois-Nemours, le 14 janvier). En fait, c'estJacques de Savoie-Nemours qui devient le premier duc de Genevois, le comté ayant été érigé en duché en1564 parEmmanuel-Philibert qui entend s'attacher et surveiller ce prince trop français à son gré qu'est Jacques de Nemours,fleur de toute la chevalerie selon Brantôme. L'administration du bourg d'Annecy est alors de la responsabilité d'un conseil général, assemblée desbourgeois de la ville, qui élisent dessyndics pour trois ans. À partir de 1491, un conseil étroit dit desDouze, comprenant les quatre, puis deux syndics et des conseillers, prend en charge les affaires de la ville[Mairie 6].
À partir de1536, lors du triomphe de laréforme calviniste à Genève, les chanoines de la cathédrale Saint-Pierre s'installent à Annecy ainsi que des ordres religieux catholiques comme les clarisses[Mairie 6]. L'évêque y séjourne habituellement à partir de1568. À cette époque, de beaux monuments sont construits comme le logis de Nemours au château, lacathédrale Saint-Pierre, la maison Lambert et leclocher de la collégiale Notre-Dame-de-Liesse.
À partir de1560, la Savoie du Nord et Annecy, placés en un point stratégique sur la ligne de partage des confessions, deviennent une citadelle avancée de laContre-Réforme. Si le premier évêque de Genève à résider de façon permanente à Annecy est Ange Giustiniani (1568-1578), les débuts de la Réforme catholique datent effectivement de son successeur, Claude de Granier (1578-1602). Cependant, c'estFrançois de Sales[87] - enfant du pays (son père l'envoie à l’âge de six ans au collège deLa Roche[88], puis au collège d'Annecy, fondé parEustache Chappuis en1549, où il est un bon élève[89]) - évêque de Genève en résidence à Annecy de1602 à1622, qui, après avoir lui-même prêché, jette les bases d'une solide réforme du clergé et d'une transformation des mœurs et des mentalités dans son diocèse. Il marque de façon durable la ville et toute la région grâce à son prestige intellectuel et spirituel. Bien plus, son rayonnement s'étend à toute l'Europe catholique avec l'immense succès de l'un de ses deux plus célèbres ouvrages,L'introduction à la vie dévote. Ainsi Annecy devient la « Rome des Alpes »[86].
Dès1606, 28 ans avant la fondation de l'Académie française,François de Sales (canonisé en 1666) et le président du Sénat de Savoie,Antoine Favre, créent, à la mode italienne, l'Académie florimontane (fleurs et montagnes). En1610, François de Sales et Jeanne de Chantal fondent l'ordre de la Visitation. Dans le cadre d'un vaste mouvement des ordres nouveaux, nés de la Réforme catholique, Annecy accueille les capucins en1592, les visitandines en1610, les barnabites en1614, lesannonciades deSaint Claude en1638, lesbernardines réformées en1639, leslazaristes en1641, lescisterciennes de Bonlieu en1648. La présence religieuse est donc importante à Annecy qui compte 13 maisons religieuses pour 5 000 habitants. La moitié de la ville appartient à différentsordres religieux qui possèdent non seulement les églises et les couvents, mais aussi des ateliers, des moulins[90] et de vastes terres et forêts[86]. Ces ordres religieux prennent en charge l'éducation, les hôpitaux et font travailler les artisans et les commerçants locaux.
Les idées de laRévolution gagnent la bourgeoisie annécienne par les Savoyards parisiens, l'Encyclopédie, les écrits deVoltaire et du genevoisJean-Jacques Rousseau que l'on trouve dans les bibliothèques privées des notables annéciens[84].
Dans la nuit du 21 au, les troupes françaises du général Montesquiou envahissent par surprise leduché de Savoie, obligeant l'armée sarde du vieux général Lazary ainsi que les fonctionnaires et membres duclergé à se réfugier auPiémont àTurin, capitale desÉtats de Savoie depuis1562. Fin octobre, l'Assemblée des Allobroges, réunie dans la cathédrale deChambéry, déclare la fin du despotisme, la suppression des droits souverains de lamaison de Savoie, de la noblesse, des redevances et droits seigneuriaux, de la milice et la création dudépartement du Mont-Blanc où Annecy n'est que chef-lieu de district.
Une municipalité républicaine, avec à sa tête l'avocat Jean-François Favre, est élue, mais le véritable pouvoir demeure entre les mains de la société jacobine des Amis de la liberté et de l'égalité qui compte 110 membres, toute la bourgeoisie de la ville. L'accueil fait aux troupes françaises a été de prime abord plutôt enthousiaste, car les hauts fonctionnaires ont pris la fuite et les habitants ont le réel sentiment d'être libérés. Cependant, la mobilisation en masse des hommes, les réquisitions militaires payées en assignats dévalorisés, l'augmentation des impôts, la crise économique consécutive à l'exil des nobles et des prêtres réfractaires, la politique d'expropriation anti-religieuse par les représentants de la Révolution, la répression d'Albitte (emprisonnement des suspects, déchristianisation : interdiction du culte catholique, fermeture et saccage des églises, destruction des insignes et des objets du culte, clochers, cloches, croix…) finissent par exaspérer la population qui se révolte en émeutes àFaverges,Thorens, etThônes où il y eut 86 morts.
Le Thiou avant la construction des quais de 1854, de Paul Cabaud
En1815, une grande fête célèbre la réintégration d'Annecy au sein du royaume dePiémont-Sardaigne (les ducs deSavoie étant devenus rois deSardaigne vers1720). En1822, la ville, capitale de la province duGenevois, recouvre son siège épiscopal avec un diocèse en son nom propre et non plus Genève-Annecy.
En1842, Annecy accueille l'une des deux intendances générales du duché de Savoie et en1860, juste avant l'Annexion, la ville compte environ 10 000 habitants. La période sarde de1815 à1860 est marquée par de grands travaux d'urbanisme : assainissement, percement et pavage de rues, de places, construction de ponts, de quais et d'immeubles, notamment l'hôtel de ville en1848, aménagement de la rive du lac, création du Jardin public, de l'île des Cygnes, du pont des Amours, de l'avenue d'Albigny et du Champ de mars, modernisation des réseaux d'eau potable, éclairage au gaz et un essor économique porté en1850 par l'institution de la Banque de Savoie et en1858, par la manufacture de coton qui emploie 2 000 personnes et devient ainsi un des centres manufacturiers du royaume.
Grâce à la centrale hydroélectrique des Forces du Fier[91], Annecy est éclairé à l'électricité dès1906 et l'essor touristique de la commune s'accompagne en même temps d'un essor industriel. Parmi les figures emblématiques de l'industrie locale émergente, on peut citer Crolard, Dunant,Aussedat,Léon Laydernier[92] etJules Barut. En1917, à cause de la guerre, on établit une usine deroulements à billes qui deviendraSNR.
Après1936, l'apparition descongés payés permet aux classes populaires de découvrir Annecy, son lac et ses montagnes. Durant laDeuxième Guerre mondiale, Annecy est bombardé à trois reprises par les Alliés qui visent l'usine de roulements, siège d'une centaine d'hommes de laMilice française et de prisonniers de guerre, mais aussi un centre actif de laRésistance avec leMaquis des Glières qui la libère le 19 août1944. La croix de guerre avec étoile est épinglée sur le blason municipal.
En 1949, Annecy accueille le second tour del'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), un cycle de négociation commerciale sur la libéralisation des échanges : 23 délégations viennent à Annecy. Les 4 premiers (Genève en 1947, Annecy en 1949,Torquay en 1951 etGenève en 1956) ont permis de réduire de 40 % à 20 % les droits de douane des pays occidentaux sur les produits importés.
En1953, commence la restauration du château et des quartiers historiques. Moins de dix ans plus tard est installé le collecteur du tour du lac qui retrouve sa pureté. Un peu plus de dix ans après, est créée la zone piétonne et, encore dix ans plus tard, Annecy est relié à Paris par leTGV.Le 7 octobre 1986, le papeJean-Paul II vient faire un pèlerinage sur les tombeaux de saintFrançois de Sales et de sainteJeanne de Chantal situé dans la basilique de la Visitation.
Après lesTrente Glorieuses, la crise économique ralentit un rapide développement urbain pour occuper aujourd'hui le centre d'une communauté d'agglomération dépassant les 150 000 habitants avec une politique de développement et d'équipements commune avec son agglomération[93].
La ville d'Annecy est le chef-lieu dudépartement de la Haute-Savoie[I 1] et de quatre cantons, depuis la création de la commune nouvelle et le décret du[96]. Les quatre cantons sontAnnecy-1, avec une fraction d'Annecy et neuf communes du bassins annécien,Annecy-2 pour le reste de la commune déléguée d'Annecy associé àSevrier[97],Annecy-3, avec une fraction correspondant aux communes déléguées d'Annecy-le-Vieux et de Pringy et sept communes, ainsi qu'Annecy-4, avec une fraction correspondant aux communes déléguées de Cran-Gevrier et de Seynod et neuf communes[96]. Annecy fait partie de laPremière circonscription de la Haute-Savoie.
Auréférendum sur letraité constitutionnel pour l’Europe du, les Annéciens ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 60,33 % de Oui contre 39,67 % de Non avec un taux d’abstention de 34,03 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant enopposition.
Annecy devientécologiste lors de l’élection municipale de 2020, dirigé par l’écologisteFrançois Astorg.
Non loin du palais se trouve la cité administrative avec la préfecture, le centre desimpôts pour les particuliers, la direction départementale des finances publiques et le service de la publicité foncière et de l'enregistrement.
En 1992, la ville met en place une politique de lutte contre le bruit lui permettant de remporter le "Décibel d'or" dans la catégorie "action silence" (1992) et en 2004, elle obtient le label d'écocertification pour la forêt duSemnoz, garantissant une gestion forestière durable[Mairie 7].
Forêt du Semnoz
En 2001, la ville conçoit le plan septennalAgenda 21, adopté en mars 2007, regroupant 21 actions et 74 engagements environnementaux, sociaux et économiques. Les thèmes abordés s'orientent vers lacoresponsabilité politique, l'économie durable, la solidarité, la préservation desressources naturelles, l'écocitoyenneté et la préservation d'un certain cadre de vie par lagestion raisonnée durable, la meilleure gestion de l'eau, la diminution des produits phytosanitaires et la valorisation desdéchets verts[Mairie 7].
En décembre 2007, unethermographie prise de vue aérienne parcaméras thermiques permet d'observer les déperditions de chaleur caractéristiques en vue de diminuer laconsommationénergétique et de promouvoir une meilleure isolation des habitations de l'agglomération.
Depuis 2016, des familles annéciennes volontaires ont pris part à 9 éditions du concours « Familles à énergie positive »[117] et ont en moyenne dépassé l'objectif d'une baisse de consommation énergétique de 8 % en la réduisant en moyenne de 12 % par rapport à l'année précédente.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du, lespopulations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[121],[Note 3].
En 2013, la commune comptait 52 029 habitants, en évolution de +3,82 % par rapport à 2008 (Haute-Savoie : +7,9 %,France horsMayotte : +2,49 %).
Sonsolde migratoire pour la période 1990-1999 est négatif (-0,4 %) puisqu'il a été évalué à moins 1 275 habitants plaçant Annecy au 8 252e rang national. Lesolde naturel pour cette même période est positif de plus de 1 979 habitants et une variation totale annuelle de population de 0,1 %.
La population légale de 2012 de l'agglomération du bassin annécien est de145 579 habitants sur le site de L'Agglomération d'Annecy (140 255 sur le site de l'INSEE).
Sonaire urbaine avec 221 111 habitants (69 communes) la place en5e position dans la région en 2012, notamment derrière celle, voisine, deGenève-Annemasse (292 180 habitants), dans le nord du département[Insee 2]. L'étude de l'INSEE montre que la croissance du bassin annécien reste cependant inférieur à l'aire Genève-Annemasse, même si six Haut-savoyards sur dix résident dans l'un de ces deux espaces[Insee 3]. Annecy connaît une légère croissance de 0,8 % entre 2006 et 2011[Insee 3] du fait de la croissance dans les communes déléguées[Insee 3].
La population de la commune est plus âgée que celle du département. En 2020, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 35,5 %, soit légèrement en dessous de la moyenne départementale (35,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 25,8 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2020, la commune comptait 63 447 hommes pour 68 319 femmes, soit un taux de 51,85 % de femmes, supérieur au taux départemental (50,82 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2020 en pourcentage[127]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,8
90 ou +
2,2
7,3
75-89 ans
10,8
14
60-74 ans
16,3
18,2
45-59 ans
18,2
20,9
30-44 ans
19,9
21,2
15-29 ans
17,3
17,5
0-14 ans
15,2
Pyramide des âges du département de laHaute-Savoie en 2021 en pourcentage[128]
Au, la seule commune déléguée d'Annecy compte six écoles maternelles et quatorze écoles élémentaires ou primaires, parmi lesquelles seize établissements publics et quatre écoles primaires privées[129] gérés par la direction de la vie scolaire qui est un des services de la commune en faveur des jeunes annéciens. La commune déléguée de Seynod en compte huit, que sont les écoles de La Jonchère, du Cep, des Muraillons, des Neigeos, de Barral, de Vieugy, de Balmont et des Cordeliers (privé).
D'autres école primaires sont présentes dans les quatre autres communes déléguées d'Annecy-le-Vieux, Meythet, Cran-Gevrier et Pringy.
Collèges
Annecy comporte douze collèges. La commune déléguée d'Annecy dispose des collèges publics des Balmettes et de Raoul-Blanchard, et des collèges privés des Tilleuls et de Saint-Michel[129],[Mairie 9]. Jusqu'en 2013, les collégiens pouvaient également étudier dans le collège privé Saint-François détruit en raison de son ancienneté. Seynod héberge celui du Semnoz, l'un des plus importants de Haute-Savoie (900 élèves) et celui privé de Saint-François-des-Cordeliers. Annecy-le-Vieux a deux collèges public celui des Barattes et d'Évire, et le collège privé de La Salle. Meythet héberge le collègeJaques-Prévert, Cran-Gevrier celui de Beauregard et, Pringy, le collège de La Salle.
Selon une étude publiée par l'INSEE en 2012, le pôle d’enseignement supérieur d'Annecy recense environ 7 300 étudiants, répartis entre l'Université Savoie Mont Blanc, les établissements publics d'enseignement supérieur et les établissements privés[Insee 4].
l'IUT d'Annecy propose une quarantaine de formations à environ 2 600 étudiants au niveau DUT, Licence et Licence professionnelle[130] ;
l'IAE Savoie Mont-Blanc offre une dizaine de formations de niveau Licence et Licence professionnelle, une quinzaine de Masters professionnalisés, des doctorats et de la formation continue à environ 2 100 étudiants)[131] ;
l'Institut des techniques d'ingénieur de l'industrie 2 Savoies (ITII 2 Savoie) est issue d'un partenariat avec la Chambre Syndicale de la Métallurgie des deux départements[133] ;
Tétras, centre de formation en alternance, en partenariat avec la Chambre Syndicale de la Métallurgie de la Haute-Savoie[134] ;
les laboratoires suivants : leLAPP[Mairie 10], le LAPTh[135] et le SYMME (SYstèmes et Matériaux pour la MEcatronique).
Lelycée Berthollet propose des classes préparatoires aux grandes écoles dans les filières scientifique, littéraire et économique[Mairie 11]. et les lycéesGabriel-Fauré et Baudelaire offrent des formationsBTS[Mairie 11].
une spécialisation sur gestion desgrossesses à risques et la création d'un service denéonatalogie, il s'agit du pôle mère-enfant voué à se développer encore davantage dans ce domaine.
La Clinique générale est installée à proximité du château et deux autres cliniques se trouvent dans l'agglomération, àArgonay etSevrier. Par ailleurs, la commune dispose d'un centre de soins de jour et d'une dizaine de maisons de retraite[144].
Les atouts géographiques de la ville ont donné des aspirations à une vingtaine de sportifs français de haut niveau[145] et la diversité des événements sportifs gratuits et ouverts à tous, ainsi qu'une centaine d'associations sportives[Mairie 12] dans une dizaine de catégories de pratiques différentes ont permis à la ville d'obtenir en 2013 le label des « villes ludiques et sportives »[Mairie 13].
Sports nautiques : leski nautique, le parapente et lewakeboard sont les sports les plus répandus, cependant d'autres loisirs comme l'aviron, lavoile et laplongée sous marine sont possibles. Tous les ans, durant la période estivale, est organisée la traversée du lac d'Annecy à la nage.
Vol libre : les abords du lac d'Annecy constituent le premier site de vol libre en Europe, avec 130 000 décollages deparapente enregistrés annuellement[147].
Sports de glace :Annecy Hockey est un club de hockey sur glace français évoluant au troisième niveau national (D2) pour la saison 2018-2019[148]. L'équipe porte le nom des « Chevaliers du Lac »[149]. Dans le patinage artistique, le club se place aux premières places en France.
La ville accueille des tournois et compétitions dont le triathlon international, le marathon international, le volleyball ou encore le cyclisme: la ville fut ville-départ duTour de France à trois reprises (1959, 2009 et 2013)[151] ou encore duCritérium du Dauphiné (notamment 2006, 2007). En 1998, la ville a accueilli l'organisation des mondiaux juniors d'athlétisme. En mars 2013, elle reçoit les secondsJeux mondiaux militaires d'hiver[152].
Événement sportif
Création
Dernière en date
Traversée du lac à la nage
1931
15 août 2024
Tournoi de Pentecôte Annecy Volley-Ball
1965
9-10 juin 2019
Ancilevienne (relais vélo/marathon autour du lac)
1985
8 septembre 2019
Triathlon international d’Annecy
1987
30 juin 2019
Les Petits Princes du Lac d'Annecy, tournoi de tennis
1987
27 juillet - 3 août 2019
International jeunes (pétanque)
2008
2 mars 2019
Voiles du Lac d'Annecy (embarcations de tradition)
2011
6 au 8 mai 2023
Candidate malheureuse à l'organisation desJeux olympiques d'hiver de 2014, Annecy a néanmoins été désigné le au premier tour de vote[153], ville française candidate à l'organisation desJeux olympiques d'hiver de 2018 par leCNOSF[154] puis candidate officielle pour les J.O. d'hiver 2018[155] le. Menée parEdgar Grospiron, directeur général du comité de candidature[156] du 29 janvier 2010 jusqu'à sa démission le 12 décembre de la même année[157], puis parCharles Beigbeder, nommé président duGroupement d'intérêt public constitué le 10 janvier 2011[158], la candidature de la ville a obtenu plusieurs soutiens publics et privés. Cependant, le 6 juillet 2011,Pyeongchang est élue dès le premier tour, alors qu'Annecy ne recueille que 7 des voix des membres du CIO.
LeParc des sports accueille notamment un stade d'une capacité d'environ 15 000 places, la salle omnisports Chatenoud, le complexe Jean-Régis, la patinoire et la piscine des Fins[Mairie 14].
Dans le quartier des Marquisats, le long du bord du lac, se trouve la piscine des Marquisats (un bassinolympique, 2 piscines de 25 mètres et une pataugeoire[Mairie 14]), la base nautique des Marquisats[Mairie 15] , et la plage gratuite des Marquisats.
La chaîne detélévision localeTV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur lespays de Savoie. Régulièrement l'émissionLa Place du village expose la vie locale du bassin annécien.France 3 et sa station régionaleFrance 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune. Ces chaînes émettent sur Annecy via le site d'émission du Belvédère de Jeanne[165].
De 2003 à 2017, l'associationAnnecy Wireless développe le réseauWi-Fi métropolitain[166] et la ville est récompensée par lelabel « Ville Internet @@@ »[Note 4] entre 2006 et 2014.
Depuis 2015, le label « French Tech » réunit 29 entreprises[168] du bassin annécien qui organisent des projets autour de développement du numérique[169].
l'église Notre-Dame-de-Liesse, de style néo-classique, a été construite entre 1846 et 1851, sur le site d'une ancienne église Notre-Dame en grande partie déconstruite lors de laRévolution française pour créer dans le centre-ville une place propre à accueillir des rassemblements populaires. L'église initiale construite entre 1360 et 1394 sur une grande place médiévale, à côté d'un hôpital médiéval, par les comtes Amédée III et Robert de Genève pour y accueillir les sépultures de leur lignée ;
En 2019, les 14 487 entreprises annéciennes offrent un potentiel de tissus favorable[172] maintenant le bassin d'emploi au2e rang de France (2015)[173] porté par le cadre touristique du lac et des monuments historiques municipaux. La ville est le siège de la Chambre de métiers de l’artisanat de la Haute-Savoie[174], de laChambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie, de l'Agence économique départementale et du Tribunal decommerce de la Haute-Savoie.
Le taux de la taxe d'habitation s'élève, au niveau communal à 15,72 %, au niveau intercommunal à 0 %, et au niveau départemental à 5,33 %. Letaux foncier bâti se monte au niveau communal à 16,75 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 7,65 % et au niveau régional à 2,07 %. Le taux foncier non bâti se chiffre, au niveau communal à 19,55 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 23,02 % et au niveau régional à 5,15 %. Pour ce qui est du taux de lataxe professionnelle, au niveau communal à 0 %, au niveau intercommunal à 19,83 %, au niveau départemental à 7,08 % et au niveau régional à 2,43 %[177].
En 2005, sur 24 481 ménages à Annecy, 61 % compteur leur personne de référenceactive, alors qu'en 1999 elle est de 60 %.
Environ 52 % de la population des ménages, de 14 ans ou plus, a unemploi.
En1999 la commune d'Annecy compte 72 283 emplois[Insee 6] (salarié + non salarié), dont 64 428 emplois salariés.
Entre1990 et1999, le taux annuel moyen de variation de l'emploi est de +0,83 %.
Le nombre de demandeurs d'emploi (catégories 1-2-3-HAR) au est de 4 331 et le taux dechômage de 6,4 %[178]. Letaux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 84 % ce qui est proche de la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On compte 48,2 % d'actifs, 20,7 % de retraités, supérieur à la moyenne nationale (18,2 %), 21 % de jeunes scolarisés et 10,1 % de personnes sans activité[179]. Cette évolution récente du tertiaire date d'après les années 1960 où 53 % de la population active travaillaient dans l'industrie et que 50 % étaient classés dans la catégorie « ouvrier »[180].
Une mission locale spécialisée dans l'orientation et l'organisation d'ateliers de découverte du monde de l'emploi[182] composée de six chargés de Mission Emploi sur l'ensemble de l'agglomération annécienne.
En 2012, le nombre total d'entreprises et d'établissements est respectivement de 7 032[Insee 7]. Les établissements de l'industrie agricole et alimentaire ne représentent que 0,3 % du nombre total d'entreprises avec un nombre de 19, les industries des biens de consommation représentent 3,5 % avec 244 établissements[Insee 7]. Le secteur de la construction avec407 entreprises représente 5,8 % des établissements[Insee 7]. Les entreprises de services (Commerce, transports et services divers) sont majoritaires avec 5 056 établissements (71,9 %)[Insee 7]. Enfin, le service public (Administration publique, enseignement, santé, action sociale) représente 18,6 % des établissements 1 306)[Insee 7].
La prédominance du secteur tertiaire est inférieur aux grandes agglomérations de la région (79 %) mais reste au-dessus de la moyenne régionale (73 %)[Insee 8]. Le secteur offre ainsi 13 493 emplois (sur un total de 29 683), qui représentent 45,5 % des emplois de la ville[Insee 9]. Ces emplois sont majoritairement liés aux petites entreprises[Insee 9]. Lors d'une étude de 2009, l'INSEE observe que le bassin annécien reste cependant un territoire relativement industriel, où le recul du secteur (-11 %) est légèrement moins important que dans le reste de la région (-14 %), au cours de la dernière décennie[Insee 8]. Le nombre de salariés dans le secteur, des grandes entreprises, représente quant à lui 8,5 % des emplois (2 536 emplois)[Insee 9].
Faisant suite aux grandes manufactures duXIXe siècle[183] , l'implantation de la société du Zurichois Jacques Schmid-Roos en 1915 et devenue aujourd'huiNTN-SNR Roulements dont lecentre de R&D se trouve toujours à Annecy et emploie environ 2 536 personnes dans le bassin ; le matériel de sport avec les marquesSalomon,Millet ouFusalp ; l'agro-industrie avecEntremont, installée depuis 1948 ; la construction mécanique : Chauvin-Arnoux et Métrix, qui fusionnent en 1997 ; le matériel de bureau avecMaped (en 1946) ; l'emballage et la chimie avecPSB Industries, depuis 1945, ou encore la grande distribution avec à l'origineGroupe Carrefour, dont Annecy est le berceau des Fournier l'une des deux familles fondatrices en 1960[Insee 8],[183],[184]. SiGillette quitte Annecy en 1999, d'autres grandes firmes possèdent encore des filiales installées sur la commune ou dans le bassin auxquelles s'ajoutent de nouvelles entreprises :Alcatel,Stäubli International AG etST Dupont (Faverges), l'unité deDassault Aviation (Argonay depuis 1961),Tefal (Rumilly),Sopra (Annecy-le-Vieux)[183],[184],[185].
Centre commercial CourierCourier est un centre commercial de 35 000 m2, au croisement de la rueCarnot et l'avenue deBrogny, est jouxtant la placeFrançois-de-Menthon. Il compte 36 boutiques dont unMonoprix, uneFnac, unPathé et dispose d'un parking de 741 places. Inauguré en 2001, il a accueilli en 2010 7,7 millions de visiteurs. La mairie en a profité aussi pour revoir le centre de circulation en perçant deux tunnels sous le centre commercial pour rejoindre directement l'arrière de la gare au rond point du Lycée ;
lesGaleries Lafayette, anciennementNouvelles Galeries, 25 avenue du Parmelan ;
L'agglomération possède 2 hypermarchés,Carrefour au nord de la commune, avenue de Genève[186] et le centreAuchan au Grand Epagny, une des plus grandes zones commerciales de la région[187].
Le tissu commercial du bassin annécien a vu naître 2 grands groupes de distribution français :
LeGroupe Carrefour, né en 1959 d’une rencontre entreMarcel Fournier, dont la famille est propriétaire d’un grand magasin de nouveautés à Annecy et les frères Jacques etDenis Defforey[188], dont les familles Badin-Defforey sont propriétaires d’une maison de gros et petits succursalistes àLagnieu dans l’Ain[189]. L’épicier deLanderneauÉdouard Leclerc, vint à la bourse du travail d'Annecy en avec l'intention de s’implanter dans la ville[188]. Marcel Fournier, piqué au vif, prend alors rapidement contact avec la maison Badin-Defforey pour son approvisionnement en produits alimentaires et ouvre, dès uneépicerie dans le petit sous-sol de son magasin de mercerie rue Vaugelas[188]. Ce sera un franc succès entraînant l’ouverture d’un supermarché, en, au carrefour de l’avenue Parmelan et de l’avenueAndré-Theuriet et par une association avec les familles Badin-Defforey par leur savoir-faire et leur apport financier. Ce magasin prendra comme enseigneCarrefour, du nom de l’immeuble dans lequel se trouve le magasin[190].
Le groupeProvencia, créé en 1963 par la famille Rosnoblet, siège est aujourd'hui une franchise indépendante duGroupe Carrefour qui entretient de fortes relations commerciales avec le réseau de producteurs locaux.
En dehors de la rueCarnot, véritable artère commerciale du centre-ville, les rues piétonnes commerçantes spécialisées sont la rue Royale portée sur le commerce de luxe (joaillerie, salon de thé, haute couture et banque) alors que la rue Sainte-Claire concentre les commerces associés au tourisme (marchands de glace, sandwicheries, magasins de souvenirs, boutiques de vêtements, restauration…). La rue de la République, la rue Sommeiller, la rue Président-Favre et la rueVaugelas se partagent le reste de la zone commerciale non piétonne du centre-ville.
La ville organise septmarchés[Mairie 17]. Traditionnellement, il se tient le mardi, comme auXIIe siècle[Note 5], en matinée (7 h-13 h) dans la Vieille Ville et place des Romains pour l'alimentation[Mairie 17]. Le marché des Romains, pour le reste des produits, est en place jusqu'à19 h[Mairie 17]. Viennent ensuite les marchés du jeudi matin dans le quartier de Novel, du vendredi dans la Vieille Ville ainsi que le long du quai de l'Evêché[Mairie 17]. Le week-end, le samedi matin le marché est installé autour des rues dulycée Berthollet et le dimanche matin à nouveau dans la Vieille Ville[Mairie 17]. Un marché des producteurs se tient chaque dimanche matin dans le quartier Novel-Teppes, place des Rhododendrons[Mairie 17].
La ville organise unmarché de Noël à Courier[192] et sur la place de la mairie des communes déléguées, intitulésVillage des Alpes, formé de chalets et d'une patinoire et d'une scène musicale[193].
La ville d'Annecy obtient en 2012 lelabel officiel « commune touristique » comme 48 communes du département, mais aussi celui de « station classée de tourisme » en 2011[194]. Le développement de l'activité touristique de la ville remonte à 1895, avec la création d'unsyndicat d'initiative, le second en France après Grenoble[195]. La valorisation du patrimoine urbain en lien avec la société des Amis du Vieil Annecy permet d'obtenir lelabel officiel « Ville d'art », en 1978[195],[196].
Fin 2010, 1 300 entreprises du bassin annécien et Aravis étaient liées au secteur du tourisme et généraient environ 7 000 équivalent plein emplois pour un chiffre d'affaires global de 719,3 millions d'euros.
Confrontée à la hausse des locations touristiques commeAirbnb, la ville d’Annecy est devenue pionnière dans l’encadrement des plateformes de locations de courte durée. En 2019, 2049 logements étaient disponibles à Annecy sur la plateforme Airbnb et 500 sur celle de Homeaway[199].
La commune possède vingt-et-un monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[201] et cinq lieux répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[202]. Par ailleurs, elle compte soixante-dix-sept objets à l'inventaire des monuments historiques[203] et dix-huit sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[204]. La vieille ville, traversée par trois canaux, concentre une part importante des monuments de la ville. Ses rues piétonnes à arcades, dont la rue Sainte-Claire, l'une des plus belles avec ses arches romantiques desXVIIe et XVIIIe siècles, sont parsemées de fontaines.
Surplombant la ville, le château est édifié duXIIe au XVIe siècle[205] pour les comtes de Genève, puis sert aux ducs de Genevois-Nemours, branche cadette de laMaison de Savoie.
Ancien séminaire du diocèse,Jean-Jacques Rousseau y suit des cours en 1729. Le Département l'achète en 1975 pour y abriter les réserves des collections départementales, le Musée du cinéma d'animation et la bibliothèque du Grand séminaire, riche de plus de 60 000 volumes. Certaines parties architecturales sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques en 1983, notamment des trumeaux, l'escalier d'honneur, l'escalier est, des cheminées, le vestibule d'entrée, les façades et la toiture qui sont réhabilité en 1995.
Le pont de la Halle est érigé en 1822 à l'endroit où l'ancien mur d'enceinte enjambait le Thiou au moment de la construction de la nouvelle route le long du lac vers Albertville. Il donne directement accès à la nouvelle halle aux bois déplacée plus près de l'embouchure de la rivière pour permettre un meilleur accès aux bateaux. Construit d'abord en bois, il est reconstruit en pierre vers 1859 puis élargi en 1929 et à nouveau en 1972.
Le pont de la République, initialement appelé « pont des boucheries », enjambe le canal du Thiou près de la manufacture et donne accès à la nouvelle rue des Boucheries, actuelle rue de la République. Construit en bois de chêne et en bronze, il est restauré en 1846 par l'architecte Camille Ruphy, en 1872 par l'architecte de la ville d'Annecy Auguste Mangé et à nouveau en 1910 où il est rebaptisé « pont de la République ».
L'atelier monétaire du Genevois qui abrite aujourd'hui le musée de l'Histoire d'Annecy.
L'hôtel de la préfecture, grande bâtisse dans le style composite des bâtiments de l’administration française duXIXe siècle, élevée en1864 près du lac par l’architecte Charvet.
L'hôtel de ville construit entre 1847 et 1855[208]. Le, un incendie se déclare au troisième étage et détruit la toiture du bâtiment. Il n'y a aucun blessé.
Lescanaux par lesquels le lac se déverse et lesécluses qui régulent les débits constituent un système de dérivation et de contrôle des eaux conçu par l'ingénieurSadi Carnot avant qu'il ne devienne président de la République.
Le monument aux Haut-Savoyards morts à la guerre, situé place du Souvenir, a été inauguré en septembre 1926. La sculpture, d'environ 2,5 tonnes, représente la victoire avec trompette et la paix ; elle mesure 3,60 mètres et son piédestal mesure 2,30 mètres. Dessinée par l'architecte Decoux, elle a été fondue par Eugène Rudier.
fontaineDiane-de-Gabies, square de la Victoire-de-Stalingrad depuis 1943, elle se trouvait auparavant devant la mairie ;
Fontaine des jardins de l'Europebassin des jardins de l'Europe ;
cascade d'eau de Novel ;
Fontaine Quiberet, rue Sainte-Clairefontaines de la rue Sainte-Claire ;
fontaine de la place Notre-Dame, avec son obélisque et ses quatre lions et tortues. Les lions symbolisent le pouvoir et les tortues la longévité. AuXIXe siècle, la place Notre-Dame fait office d'agora politique. La fontaine a été installée en 1859 pour marquer le début de l’installation de l'eau au centre-ville ;
carré d'eau devant l'hôtel de ville ;
Le puits Saint-Jean a été transféré au croisement de la rue Carnot et de la rue Royale.
statue deJeanne d'Arc, 6 tonnes, construite en 1942 et placée devant la mairie en mai 1943 sous le régime de Vichy. En octobre 1946, elle est déplacée sur la place du Paradis, route de labasilique de la Visitation ;
monument aux Combattants de Haute-Savoie1926,Victoire ailée sonnant de la trompette, guerre de 1914-1918, place du Souvenir, par le sculpteurPhilippe Besnard.
La vieille ville comporte de multiples passages, allées, ruelles et traboules permettant de rejoindre une rue parallèle. Conservés à travers les époques, ces passages de charme font partie de l'histoire de la ville. Depuis quelques décennies, certains de ces passages et cours intérieures ont été privatisés, mais un grand nombre restent publics et quelques autres ont été créés. Parmi eux :
deux passages entre la rue Filaterie et la rue du Collège-Chapuisien ;
un passage entre la rue Filaterie et la rue Joseph-Blanc ;
le passage de la Cathédrale depuis la rue Filaterie ;
trois passages entre la rue Jean-Jacques-Rousseau et le quai de l'Évêché ;
un passage entre la rue Jean-Jacques-Rousseau et le square de l'Évêché ;Rue Basse du Château
le passage de l'Île entre le quai des Vieilles-Prisons, le quai de l'Île et la rue Grenette ;
le passage Golliardi entre le quai Perrière et le faubourg des Annonciades ;
Côte Perrièrela rampe du Château depuis la rue Perrière ;
l’impasse du Tripoz entre la côte Perrière et la rue de Charmoisy ;
la rue basse et les escaliers du Château ;
le passage entre la côte Saint-Maurice et la place du Château ;
le chemin des Remparts entre la côte Saint-Maurice et la place du Château ;
les quais des Clarisses, des Cordeliers et des Vieilles Prisons ;
la galerie commerciale des Sorbiers entre la rue Royale et la place des Cordeliers ;
le passage des Clercs ;
la rue Saint-Maurice ;
le passage Gruffaz entre la rue Vaugelas et la rue Royale ;
le « grand passage » entre la rue Vaugelas et la rue Sommeiller ;
le passage du Pré carré ;
le passage Vaugelas ;
le passage Notre-Dame entre la rue Notre-Dame et le square de l’Évêché ;
la rue de la Providence ;
la galerie de l’Émeraude au croisement de la rue Sommeiller et de la rue Jean-Jaurès.
lesJardins de l'Europe de3,1 hectares situés sur l'emplacement d'un ancien jardin d'une communauté de religieuses[212], sont aménagés après l'Annexion en 1863 et offrant une collection variée d'arbres ;
Le Pâquier de4,5 hectares de pelouse offre une vue dégagée sur le lac et peut accueillir des gradins temporaires, principalement pour lafête du lac[213] ;
le parcCharles Bosson s'étend sur6,9 hectares dans le secteur du palace de l'Impérial.Parc Charles Bosson
D'autres espaces verts plus petits parsèment la ville : le squareStalingrad en face de la gare, le square des Martyrs-de-la-Déportation, le square Galbert (0,5 hectare), le parc du Manoir de Novel (0,3 hectare), le square des Romains et le square des Salomons.
Les bords du lac et lesquais de la vieille ville offrent maintes possibilités depromenades sur l'avenue d'Albigny, les quais des Marquisats, les quais bordant les canaux de la vieille ville ou encore la promenade Sainte-Thérèse-du-Québec.
Quelques pêcheurs professionnels sont basés à Annecy et mouillent dans le canal du Vassé. Leur pêche est constituée d'ombles chevaliers,truites,féras,brochets,perches etperchettes, qui alimentent la carte des restaurants autour du lac.
LesRoseaux du lac, confiseries à base de chocolat imitant l'inflorescence desmassettes, sont une spécialité inventée en 1924 par le confiseur-artisan Pierre Laurent, installé dans la ville[214]. La tradition de chocolaterie de la ville n'est pas neuve : lorsqueBrongniart, directeur de lamanufacture de Sèvres, décide de la création du grandservice des arts industriels, c'est à Annecy qu'il envoie vers 1827 son peintreJean-Charles Develly pour illustrer sur une assiette de ce service l'art de la chocolaterie avec une représentation de la chocolaterieAu fidèle Berger[215].
Lagastronomie annécienne a été mise en lumière parMarc Veyrat, né au sein de la commune et qui, jusqu'en 2010, a ouvert successivement plusieurs restaurants dans l'agglomération[217].
Annecy et ses alentours ont servi de décor pour les intrigues d'une trentaine de films cinématographiques français.
Parmi ces films,Le Clan devait être initialement tourné à Toulon mais l'organisme financeur du film a imposé une ville de Rhône-Alpes. Le choix d'Annecy avec le lac et les cours d'eau de montagne a imposé la réécriture de la scène du téléphérique et du parapente (remplaçant des scènes d'excursion dans une île au large du Var) mais le réalisateur a pu néanmoins conserver l'importance de l'eau.
Quelques séries audiovisuelles ont été tournées à Annecy :
Déjà vu, par la société grenobloise « Project images films » en 2007 ;
LaSociété des Amis du Vieil Annecy[228] est uneassociation fondée en 1932 à Annecy et reconnue d'utilité publique par décret du 5 décembre 1969. Elle a pour objet de défendre et mettre en valeur le patrimoine annécien, promouvoir ses atouts et préparer l'avenir en demeurant vigilante vis-à-vis de l'actualité de la ville d'Annecy.
L'Académie salésienne est la secondesociété savante d'Annecy. Fondée en 1878 par un groupe d'ecclésiastiques, parmi lesquels Claude-Marie Magnin, évêque d'Annecy, et soutenu par son successeur, Louis-Ernest-Romain Isoard, elle se démarque de sa consœur florimontane par son orientation sur les textes théologiques et la vie de saintFrançois de Sales. Aujourd'hui, l'Académie étudie l'histoire et l'archéologie de la Savoie, particulièrement sous l'ancien diocèse de Genève et ses rapports avec saint François de Sales.
Antoine Favre (1557-1624), juriste, magistrat, poète, lettré, fondateur de l'Académie florimontane, sénateur du Sénat de Savoie, président du Conseil de Genevois de 1596 à 1610.
Claude-Louis Berthollet (1748-1822), chimiste et membre de l’Académie des sciences de Turin.
Charles-François de Buttet (1738-1797), ingénieur de la rénovation de la route et du pont de la Caille qui traverse le torrent des Usses. Diplôme de citoyen d'Honneur de la ville d'Annecy (1783).
Frères Balleydier, issus d'une famille annécienne, maîtres de forges.
Eugène Sue (1804-1857), homme politique et romancier exilé à Annecy-le-Vieux et enterré au cimetière de Loverchy.
Germain Sommeiller (1815-1871), ingénieur et homme politique sarde qui donna son nom au lycée homonyme.
Sadi Carnot (1837-1894), ingénieur en chef de la Haute-Savoie, concepteur du système de régulation de la sortie des eaux du lac d'Annecy, Président de la République française.
Marc Veyrat (1950-), natif, grand chef cuisinier français, avec deux fois trois étoiles au Guide Michelin et meilleur cuisinier et deux fois 20/20 auGault et Millau.
Un inventaire de 1472 (1484 ?) fait mention d'un sceau en laiton utilisé par les marchands d'Annecy. Le plus ancien document connu qui nous soit parvenu est un « sceau de la ville appendu à des lettres de bourgeoisie du »[232]. L'usage de la truite argentée est attesté durant leXVe siècle[233]. La désignation de latruite provient de la présence de petits points sur le corps de l'animal[232].
Le premier dessin des armes est inscrit dans le Registre des délibérations du[234].
Le registre des Délibérations Municipales de1551 comporte une œuvre du peintre Catherin Ducrest, dans laquelle apparaissent les armes d'Annecy associées à celles de la maison de Savoie. La couleur rouge, déjà utilisée sur les lettres des bourgeois, tapisse le fond du blason, mais on ne connaît pas non plus sa signification. Au fil du temps, la truite fut associée temporairement à d'autres symboles comme le bœuf, le lion, le feuillage ou une couronne[235].
On peut ajouter à l'ornement, laCroix de Guerre avec étoile de bronze qui a été décernée à la Ville en 1948.
Par délibération du, le conseil municipal officialise son blason[232]. Le nouvel écusson ovale, entouré d'un cartouche stylisé et surmonté d'une couronne à cinq tours, représente une truite d'argent sur fond rouge. Le statut officiel du blason reste à déterminer.
La ville possède unlogotype depuis 1991[Mairie 6]. On observe ainsi en bas une truite avec des reflets surmontés par la silhouette rouge du château d'Annecy[Mairie 6].
Avec la fusion de 2017, la commune s'est dotée d'un nouveau logotype de couleur rouge, en lettres capitales et intégrant la croix de Savoie[236].
On peut trouver des « avenue d'Annecy » àChambéry (Savoie), àAix-les-Bains (Savoie) et des « rue d'Annecy » àIllzach (Haut-Rhin), àStrasbourg (Bas-Rhin), àMetz (Moselle), àToulouse (Haute-Garonne), àSaint-Jérome (Québec, Canada), ainsi qu'une « route d'Annecy » àTroinex (Canton de Genève, Suisse).
Pour une liste plus complète,Sabaudia.org, site de mutualisation des ressources des archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie propose un moteur de recherche (Consultable ici). La ville fait l'objet d'études pluridisciplinaire par la société savante locale, l'Académie florimontane (Annecy), qui édite laRevue savoisienne (bulletin publié par l'association depuis 1860 -Lire en ligne sur gallica.bnf.fr).
Jean-Laurent Del Socorro,Les chevaliers de la raclette T4 : les derniers jours de Boutae,Éd. Actu SF, 2021, (978-2-491708-06-1[237]).
Franck Gabayet, « La marge orientale du vicus de Boutae : les fouilles récentes de la ZAC Galbert à Annecy (lots CCI et Halpades) »,Revue archéologique de Narbonnaise,vol. 38-39,,p. 131-139(lire en ligne)..
↑Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
↑Le marché à Annecy se tient le mardi. Il semble que cette pratique remonte auXIIe siècle[191]. Des chartes monacales de 1132 et de 1170, ainsi qu'une comtale de 1227, confirme l'existence d'un marché, qui se tient notamment le mardi[57].
↑Les données fournies par l'organismeTourisme en pays de Savoie prend en compte l'ensemble des établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, ainsi que les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme lesrésidences secondaires[197].
↑En 1995, le nombre de lits est de10 901 lits, il passe à 11 703 en 2009, puis 10 786 en 2014[198].
↑a etbFélix Bernard,L'Abbaye de Tamié, ses granges (1132-1793), Imprimerie Allier,, 307 p.,p. 128-131,ChapitreVIII « § I. Quand et comment naquit Annecy-le-Neuf. ».
↑Henri d'Arbois de Jubainville,Recherches sur l’origine de la propriété foncière et des noms de lieux habités en France (périodes celtique et romaine), Paris, éditeur Ernest Thorin, 1890, p. 345
↑Lexique Français - Franco-provençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen,, 43 p.(ISBN978-2-7466-3902-7,lire en ligne)
DominiqueStich,Parlons franco-provençal : Une langue méconnue,L'Harmattan,, 432 p.,p. 150. Enpatois savoyard, Annecy se prononçait « In-nsi » à Annecy et en Albanais, « Ê-nsi » dans les Bauges, « A-nsi » en Faucigny, « Nèssi » à Chambéry.
↑Jean-Pierre Leguay,« La Saboïa des Francs et des Rodolphiens », dansJean Prieur, Aimé Bocquet, Michelle Colardelle,Jean-Pierre Leguay, jean Loup, Jean Fontanelle,Histoire de la Savoie.TomeI. La Savoie des origines à l'an mil, Rennes, éditions Ouest France,(lire en ligne),p. 346.
↑Louis Dupraz, « Un domaine carolingien en transjurane »,Revue suisse d'histoire, 1968, p. 8.
↑Victor Lengronne avec J. Guéant, « François Astorg officiellement maire d'Annecy, Jean-Luc Rigaut candidat à la tête de l'agglomération »,france3-regions.francetvinfo.fr,(lire en ligne).
↑Au, la commune nouvelle d'Annecy résulte de la fusion des communes d'Annecy, d'Annecy-le-Vieux, deCran-Gevrier, deMeythet, dePringy et deSeynod. Les populations antérieures à 2015 sont les sommes des populations des communes ayant fusionné.
↑ab etcLaurentTissot, Jean-ClaudeDaumas et PierreLamard,Les territoires de l'industrie en Europe, 1750-2000, Presses Universitaires de Franche-Comté,, 476 p.(ISBN978-2-8486-7178-9),p. 95-97.
↑a etbMarlene Quintard, « Ces grands chefs d'entreprise qui dynamisent le bassin annécien »,L'Essor savoyard,(lire en ligne).
↑ab etcDirection régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes, « Communauté d’agglomération d’Annecy », surle site Villes et Pays d'art et d'histoire en Rhônes-Alpes - rhone-alpes.culture.gouv.fr/vpah(consulté le).
↑a etb« La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc »,Observatoire, surle site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com,(version du surInternet Archive) :« Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
↑Jean-Laurent Del Socorro,Les chevaliers de la raclette T4 : les derniers jours de Boutae, Annecy, Actuellement SF,, 176 p.(ISBN978-2-491708-06-1),p. 176.
La version du 3 mai 2008 de cet article a été reconnue comme « article de qualité », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.