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Formation | The New School Buffalo Academy for Visual and Performing Arts(en) Buffalo State College(en) Eugene Lang College of Liberal Arts(en) ![]() |
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Discographie | Discographie de Ani DiFranco(en) ![]() |
Ani DiFranco, née le, est unechanteuse,guitaristeautrice-compositriceprogressiste etféministeaméricaine.
Elle naît le àBuffalo,New York. Sa carrière musicale débute avec ses premières apparitions dans desconcerts alors qu'elle est âgée de 9 ans. En1989, à dix-huit ans, elle lance sa maison de disques,Righteous Babe Records, avec seulement 50 $US, et enregistre son premier album qui porte son nom. Elle déménage ensuite àNew York et entame de là une longue tournée.
Sans le soutien des médias grands public, sa notoriété se développe dans le milieu desannées 1990 essentiellement grâce au bouche-à-oreille et ses concerts en première partie ou en duo avec le chanteur américainUtah Philips, ce qui crée un esprit communautaire entre ses fans. Elle est particulièrement populaire dans les milieux étudiants militants, particulièrement sensibles à son engagement politique.
Ouvertementbisexuelle, elle se marie en1998 avec Andrew Gilchrist, uningénieur du son. Ils se séparent cinq ans plus tard.
En juillet2005, on lui diagnostique unetendinite. Elle est obligée de s'arrêter de tourner pour quelque temps, ce qu'elle n'avait fait jusqu'ici que le temps d'enregistrer ses albums studio. Elle n'a repris la scène que fin.
Le, elle a donné naissance à une petite fille, Petah Lucia. Le père de l'enfant est le compagnon d'Ani,Mike Napolitano, coproducteur de son albumReprieve.
En juillet2019, DiFranco a publié son autobiographieNo Walls and the Recurring Dream[1].
Le 9 février 2024, DiFranco fait ses débuts à Broadway dans Hadestown en tant que Perséphone, reprenant le rôle qu'elle a joué dans l'album conceptuel du même nom[2]
La musique d'Ani DiFranco est habituellement rattachée aux catégoriesfolk rock etrock indépendant. Les textes y occupent une place prépondérante.
Ses compositions sont généralement d'inspiration auto-biographique et ont une coloration politique et sociale forte. Elle y aborde en particulier leracisme, lesexisme et lesabus sexuels, l'homophobie, l'avortement, lapauvreté ou laguerre. Elle mêle avecironie des composantes personnelles et politiques au sein des mêmes chansons. Ses textes sont très travaillés : elle utiliseallitérations etmétaphores et les jeux de mots sont fréquents. Elle chante avec un phrasé rapide, souvent de manière « parlée », variant les rythmes.
Son engagement politique dépasse les frontières de son art et elle s'implique dans le débat politiqueaméricain comme en2000 où elle a soutenu la candidature deRalph Nader ou en2004 et2008 où elle a soutenu le candidat démocrateDennis Kucinich lors des primaires. C'est d'ailleurs le générique de fin du film politique et très controverséLe Monde selon Bush deWilliam Karel, sorti en 2004, qui l'a fait connaître en France, grâce au titreSelf Evident non moins engagé.
Ani DiFranco est aussi uneguitariste virtuose comme en témoigne le morceauOut of Range de l'album du même nom.
Bien que d'influencefolk rock, elle s'efforce depuis ses premiers albums de ne pas se laisser enfermer dans un genre. Elle a ainsi collaboré avec de nombreux artistes de style différents tels que l'artistepopPrince, le musicien folk rockUtah Phillips, ou lerappeurCorey Parker. Elle soigne aussi ses arrangements en utilisant une grande variété de styles ou d'instruments tels que lescuivres (mis à l'honneur sur l'albumLittle Plastic Castle) ou lescordes (très utilisée sur l'enregistrement en publicLiving in Clip ou surKnuckle down).
Selon les albums, elle a pu collaborer avec de nombreux musiciens (tel lebatteurAndy Stochansky ou plus récemment Julie Wolf,Andrew Bird ou Todd Sickafoose) ou au contraire travailler avec une équipe très limitée (comme sur ses premiers albums ou surEducated Guess).
Ani DiFranco est aussi largement reconnue pour le succès de sonlabel,Righteous Babe Records (RBR).
Le fait qu'elle en ait la direction lui permet une grande liberté artistique, y compris celle de sortir des disques aussi souvent qu'elle le souhaite ou celle de s'affranchir de la censure, sur les sujets qu'elle aborde ou sur le vocabulaire qu'elle utilise. Bien plus que la réussite financière de son entreprise (qui emploie de nombreuses personnes àBuffalo, sa ville natale) c'est l'indépendance artistique qu'elle lui procure qui a le plus d'importance à ses yeux. Elle le rappelle en1997 dans une lettre ouverte adressée au magazineMs.[3].
Elle fait régulièrement référence à son indépendance vis-à-vis desmajors dans ces chansons. Ainsi, dansThe million you never made, elle disserte sur le fait de refuser un contrat lucratif. DansNapoleon (sur l'albumDilate), elle plaint un ami ayant signé avec une major (certains ont cru reconnaîtreSuzanne Vega). DansThe next big thing (sur l'albumNot so soft) elle imagine une rencontre avec un chasseur de têtes de l'industrie musicale qui évalue un artiste sur sa seule apparence.
Ani DiFranco s'associe occasionnellement àPrince pour communiquer sur les problèmes engendrés par lesgrandes maisons de disques.
Ani DiFranco a une production prolifique : elle a produit un nouvel album par année depuis ses débuts en1990 (avec un record de quatre albums en1999).
Elle a également commencé à distribuer en spectacles et sur son site web officiel une série d'albums de spectacles complets:
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