Située sur l'axeParis-Nantes, Angers est en 2022 la deuxième commune la plus peuplée de la régionPays de la Loire et la dix-septième deFrance avec 157 555 habitants. En 2022, la ville est la commune-centre d'uneaire d'attraction peuplée de 443 887 habitants, d'uneunité urbaine de 250 031 habitants et d’une intercommunalité, lacommunauté urbaineAngers Loire Métropole (ALM), comprenant29 communes et 308 806 habitants.
Capitale historique et place forte de l’Anjou, berceau de la dynastie desPlantagenêts, Angers est l'un des centres intellectuels de l'Europe auXVe siècle sous le règne du « bon roi René ». La ville doit son développement comme son rôle politique et historique à sa position au niveau d’un point de convergence géologique, hydrographique, culturel et stratégique.
La ville est située dans l'ouest de laFrance, au centre du département deMaine-et-Loire, sur l'axe de communication entre lebassin parisien et l'océan Atlantique. Elle est située dans l'ouest duVal de Loire, aux confluences duLoir, de laMayenne et de laSarthe. Ces deux dernières rivières forment ensuite laMaine — au niveau de l'île Saint-Aubin, au nord de la ville — qui se dirige au sud-ouest vers laLoire. C'est sur ces confluences de trois rivières et d'un fleuve, carrefour naturel des voies de communication sur un promontoire rocheux, que les premiers hommes à l'origine d'Angers se sont implantés[CP 1].
Avec une superficie de4 270 hectares[2], Angers est moins étendue que les préfectures voisines que sontNantes,Le Mans ou encoreLa Roche-sur-Yon mais davantage queTours et a une surface équivalente à celle dePoitiers.
Les limites communales de Angers et celles de ses communes adjacentes.
Le Maine-et-Loire, dont Angers est le chef-lieu, est situé pour moitié sur leMassif armoricain et sur leBassin parisien. Située au centre du département, Angers est à la jonction de ces deux grandes structures géologiques,granitique à l'ouest etsédimentaire à l'est[3].
La commune est principalement assise sur le Massif armoricain. Les terrains issus de ce dernier trouvent leurs origines duBriovérien supérieur et duCambrien basal (600 millions d'années) auCarbonifère supérieur (280 millions d'années), par ailleurs lebassin houiller de Basse Loire est situé à moins de 20 km des limites communales[4]. Angers et le quart nord-ouest du département ont un sous-sol principalement composé de gisements defer, d’ardoises et decalcaire pour la chaux. De nombreux gisements ardoisiers se trouvaient sur la commune (dans le quartier du Grand-Pigeon notamment) ou à proximité,principalement à Trélazé. Les terrains ferrifères disparaissent au nord de la commune ; dans lequartier de Monplaisir se trouvait l’ancienne mine de fer du Pavillon. Quant aux calcaires du Massif armoricain, ils se concentrent en lentilles[Note 1] carbonatées que l’on retrouve par exemple dans lesynclinal d’Angers. Ils sont exploités pour la fabrication dechaux — cette pratique se retrouve par exemple dans la toponymie (rue des fours-à-chaux)[B 1].
L'altitude de la commune est faible et varie entre12 et 64mètres[2], ce qui ne l'empêche pas d'être particulièrement vallonnée[B 2] : la rive gauche est entaillée par plusieurs vallons perpendiculaires à la Maine — d'où s'écoulent parfois des ruisseaux[6] — alors que la rive droite voit s'élever notamment le plateau des Capucins point culminant de la commune[7]. Beaucoup d'escarpements schisteux apparaissent également dont le promontoire à partir duquel s'est développée la ville[B 3] et qui domine la rivière sur plus d'une vingtaine de mètres[8]. À l'inverse, d'autres quartiers sont à une très faible altitude au bord de la rivière et de ce fait vulnérables aux inondations (notamment les quartiers Saint-Serge, Thiers-Boisnet et de la Doutre)[A 1].
Angers est à cheval entre Massif armoricain et Bassin parisien.
La confluence de la Mayenne et de la Sarthe (à gauche) formant la Maine (à droite), au nord d'Angers.
LaMayenne et laSarthe, qui se rejoignent près de l'île Saint-Aubin, forment laMaine qui traverse la ville et rejoint laLoire à quelques kilomètres, àla Pointe[B 4]. Au niveau du centre-ville, elle s’écoule dans un étroit goulet d’étranglement lié d’une part au verrou rocheux à hauteur du château et d’autre part à l’artificialisation desberges et la construction de nombreux quais, principalement auXIXe siècle. À l’aval, larivière retrouve un champ d’expansion descrues (prairies de la Baumette et lac de Maine) où unseuil a été érigé en 1994 afin de favoriser lanavigation fluviale. Sondébit moyen inter-annuel est d’environ 130 m3/s[9].
Au nord de la commune, vers l'amont, se rencontrent lesbasses vallées angevines principalement composées de prairies inondables[10]. Constituées le long de la Mayenne, de la Sarthe et duLoir, elles représentent une « zone naturelle d’expansion » d’une superficie d’une centaine de km2. Leur capacité de stockage est d’environ370 millions de mètres cubes, soit un minimum d’une quinzaine de jours d’écrêtement au niveau d’Angers[11].
Le secteur « Angers – val d’Authion – Saumur » a été identifié comme un territoire à risque important (TRI) : la commune est en effet concernée par un important risque d’inondation[11]. Compte tenu de la faible longueur de son cours (11 km), la Maine est fortement dépendante de l’activitéhydrologique de la Loire et de ses affluents[9] et elle connait schématiquement trois types de crues[11] :
elles peuvent tout d’abord être dues à la crue d’une ou plusieurs des trois rivières en amont ;
elles peuvent s’expliquer également par une crue de la Loire : celle-ci limite l’écoulement de la Maine et provoque un stockage des eaux en amont ;
un scénario de crue extrême prévoit la concomitance entre deuxcrues centennales — crue de la Loire à Saumur et crue de la Maine à Angers —, mais la période de retour d’un tel événement est évaluée à plus de500 ans.
La cote d'alerte de la Maine est fixée à 4 m[9]. La crue de a été retenue comme représentative d’une crue fréquente (crue décennale) à Angers et les basses vallées (hauteur d'eau de 6 m au pont de la Basse-Chaîne). Lors de lacrue centennale de 1995 — les trois rivières amont étaient alors elles-mêmes en crue —, la Maine a atteint une hauteur historique de 6,66 m le aurepère de crue situé au pont de Verdun et un débit de 1 800 m3/s[11].
Angers est également parcourue par leBrionneau, qui prend sa source dans leHaut-Anjou et dont les eaux sont retenues dans l'étang Saint-Nicolas à l'ouest de la ville[B 4]. Ce dernier serpente dans un vallon, séparant deux quartiers de la ville. D'autres ruisseaux s'écoulent depuis les vallons de la rive gauche, perpendiculaires à la Maine, comme celui duvallon du ruisseau, au sud. L'ancien ruisseau de l'Esvière — qui empruntait le vallon entre le promontoire du même nom et celui du château, actuel boulevard du Roi-René — a quant à lui disparu sous l'effet de l'urbanisation[6].
Un lac artificiel, lelac de Maine, vaste plan d'eau de110 hectares, fut aménagé à la fin desannées 1970 en parc de loisirs ouvert à tous[12]. Situé sur les anciennes prairies inondables d'Aloyau, le lac provient de l'exploitation par la ville de carrières degrave[A 2].
Statistiques 1991-2020 et records BEAUCOUZE (49) - alt : 50m, lat : 47°28'44"N, lon : 0°36'51"O Records établis sur la période du 01-01-1937 au 03-12-2023
L'île Saint-Aubin, à l'extrémité des basses vallées angevines.
Au nord, les « basses vallées angevines », grande zone humide de plus de6 000 hectares, intègrent la ville au niveau de l’île Saint-Aubin. Celles-ci correspondent aux rives de laMayenne, de laSarthe et duLoir, principalement constituées de prairies inondables,bocages, mares et haies ; elles sont un refuge debiodiversité important, notamment ornithologique et abrite une flore et une faune typiques duVal de Loire[21]. Les « basses vallées angevines » sont protégées par leréseau Natura 2000 (au titre des directives « Habitat » et « Oiseaux ») et relèvent également de laConvention de Ramsar, traité international visant à la conservation et à l’utilisation durable des zones humides[3]. L’île angevine de Saint-Aubin représente près de 10 % de ces espaces naturels et environ 15 % du territoire de la ville, c’est dire son importance, tant au niveau de la biodiversité locale que des espaces naturels communaux. Elle joue de surcroît le rôle important « d’écrêteur de crues » pour la ville située à son aval immédiat. Aujourd’hui, l’île, inhabitée, est toujours exploitée par les agriculteurs et offre un cadre naturel apprécié des habitants. L’ancienne ferme a été rénovée par la municipalité qui y a installé la Maison de l’île, lieu de détente et d’exposition[H 1].
La commune compte deuxsites naturels classés, celui de la Baumette depuis 1935 ainsi que l’étang Saint-Nicolas et ses rives depuis 1936. La ville est également incluse dans un troisième site naturel classé, celui de la confluence Maine-Loire et des coteaux angevins, depuis 2010[22]. Ce dernier site est marqué par l’entrée de laLoire au cœur duMassif armoricain et ses rochesschisteuses, résistantes. Le lit du fleuve se resserre autour d’une rive droite escarpée et d’une rive gauche offrant de grandes zones inondables. Les paysages traditionnels y sont néanmoins toujours présents : îles, bancs de sable, prairies inondables et autres promontoires rocheux. À Angers, le site du rocher de la Baumette — où se trouve l’anciencouvent du même nom — est à l’origine du classement[23].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (73 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (66,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (49,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,7 %), prairies (15,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,8 %), eaux continentales[Note 2] (5,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,4 %), forêts (1,4 %), cultures permanentes (0,1 %)[24].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[25].
Le centre-ville d’Angers est en rive gauche de la Maine. Composé principalement de petites artères, commerçantes pour la plupart, il est en grande partie piétonnier. On y rencontre la plupart des institutions (hôtel de ville,hôtel du département, bibliothèque ou encore la quasi-totalité des musées). Au sud-ouest de cet hyper-centre contemporain se trouve la Cité, petit ensemble médiéval perché sur un promontoire rocheux, organisé autour duchâteau et de lacathédrale. C’est le quartier le plus ancien de la ville, structuré en petites ruelles et comprenant nombre d’hôtels particuliers et autres maisons médiévales. En rive droite se trouve le vieux quartier de La Doutre (d’outre Maine). On y trouve des maisons anciennes àcolombages, un dédale de ruelles ainsi que l'ancien hôpital Saint-Jean, lethéâtre du Quai et le port fluvial d'Angers. Ces trois quartiers constituent l’ancienne villeintra-muros. Cet ensemble historique est encore bien visible aujourd’hui puisqu’au début duXIXe siècle, les anciennes fortifications ont laissé place à une ceinture de boulevards[H 2].
En périphérie actuelle de la commune se concentrent les nouveaux quartiers résidentiels, qu’ils soientpavillonnaires ou constitués degrands ensembles collectifs. Vers l’ouest se trouvent ainsi les quartiers deBelle-Beille (premier quartier suburbain constitué de grands ensembles[H 3]) et duLac de Maine (petits collectifs et logements individuels). Ces quartiers occidentaux sont séparés du reste de la ville par de grands espaces verts, d’une part leparc de l’étang Saint-Nicolas et d’autre part le parc de Balzac et dans son prolongementla base de loisirs du Lac de Maine, en bordure de la rivière. À l’est se rencontrent ensuite les quartiers deMonplaisir (habitat collectif) et desBanchais (habitat mixte) ; au sud, le quartier deLa Roseraie est à dominante collective, c'est aujourd’hui le quartier le plus habité de la ville[A 4]. Les horticulteurs et pépiniéristes, encore nombreux jusque dans lesannées 1980 dans la partie sud de la ville ont été progressivement évincés et ne subsistent principalement plus qu’en périphérie sud du quartier de la Roseraie[A 5].
Angers est composée de dixquartiers administratifs regroupant eux-mêmes plusieurs véritables quartiers tels qu'identifiés par les habitants. Il est possible de dénombrer une trentaine de quartiers au sein du territoire de la ville. La plupart font référence à la rue ou la place autour de laquelle ils se sont formés (comme la rue Bressigny ou la place de la Visitation) ou de lieux-dits (Orgemont par exemple). L'île Saint-Aubin bien que non habitée fait également partie d'une division territoriale de la commune.
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 32,4 %, stable par rapport à 2015 (31,7 %). La part de logementsHLM loués vides était de 27,4 % contre 30,4 % en 2015, leur nombre étant en légère baisse(23 322 contre 23 952)[Insee 2].
En 2021, 13,9 % des résidences principales ont été construites avant 1946, 54,7 % de 1946 à 1990 et 31,4 % depuis 1991[Insee 3].
Exemple de bâtiments du centre ville le long de la montée Saint-Maurice.
L'architecture de la ville peut se résumer à ses matériaux, le schiste et le tuffeau, qui font d'Angers alternativement une ville noire ou blanche[27] : monuments médiévaux enschiste, toitures d’ardoises, demeuresRenaissance ouXIXe siècle ayant célébré la pierre detuffeau, etc. Elle est parfaitement résumée parArmand Lanoux[Note 3] :« Du chemin de ronde du château, on voit s'étaler la ville, si caractéristique avec ses cheminées de briques sur le fond bleu des toits, la ville qui mêle maintenant au matériau le plus tendre, le tuffeau, l'un des plus résistants, le schiste. »
L'ancienne villeintra-muros voit se concentrer la majorité des édifices historiques : la Cité est le quartier le plus ancien de la ville, structuré en petites ruelles comprenant nombre de maisons du Moyen Âge ; le quartier de La Doutre en rive droite est le plus riche en constructions médiévales et Renaissance ; le centre-ville compte quant à lui de nombreuses demeures érigées de la fin du Moyen Âge auXIXe siècle. Il comprend d'ailleurs une majorité d’édifices duXIXe siècle, notamment desimmeubles de rapport, parfois de style haussmannien. En dehors des boulevards ceinturant l’hyper-centre se rencontrent également des immeubles de rapport, notamment près des places. L’architecture desfaubourgs consiste néanmoins principalement enmaisons de ville à un étage sous combles. Elles présentent parfois un aspect d'architecture en série. L’architecture récente est le plus souvent celle dezones pavillonnaires ou d’ensembles collectifs, parfois en contradiction avec l’ensemble ancien (voir par exemple l’immeuble sis16-26boulevard du Maréchal-Foch)[CC 1].
Jusqu'en 2008, Angers était traversée par les voies sur berges de l'autoroute A11, celles-ci formant le lien routier entre les tronçons autoroutiers Angers-Nantes et Angers-Paris. La construction de l'autoroute est achevée lors de la mise en service ducontournement nord de la ville, via une tranchée couverte de 1 700 mètres[A 8], permettant de compléter larocade d'Angers. Mais lesberges de Maine sont toujours occupées par laRD 323, séparant de fait la ville en deux.
La ville compte 1 515 voies[A 9]. Le réseau routier principal se compose de trois grands types de voies. Premièrement, lesboulevards historiques qui ceinturent l'hypercentre ; deuxièmement, les voies radiales en direction de la périphérie, comme les avenues Pasteur (vers le nord-est), Patton (vers l’ouest) ou De Lattre-de-Tassigny (vers le sud) ; dernièrement, les axes au sud de la ville faisant office de « rocade » de substitution, à savoir leboulevard Sud d'une part et les boulevards d’Arbrissel et Blanchoin d'autre part[CC 2].
En 2012, on dénombre environ 500 000 déplacements par jour dans la commune[CC 3].
Selon une étude de laFédération nationale des associations d'usagers des transports, la présence de grosses infrastructures routières à proximité immédiate du centre-ville favorise l'usage de la voiture. Ainsi, Angers est ceinturée par deux rocades, avec de nombreux échangeurs. Lapart modale de la voiture y est conséquemment de 54 %. ÀNancy, en revanche, où les grosses infrastructures routières sont repoussées loin du centre-ville, la part modale de la voiture tombe à 40 %[29].
À l’échelle de l’agglomération, laLoire limite également les possibilités de franchissement et la circulation des flux (cinq ponts sur une quarantaine de kilomètres, deChalonnes-sur-Loire àSaint-Mathurin-sur-Loire)[CC 2].
Le pont Confluences.
Les voies sur berges et le pont de Verdun au début duXXIe siècle.
Lagare de la Maître-École, située à l'est de la ville, est une halte ferroviaire desservie quotidiennement par quelques TER Pays de la Loire circulant entre Le Mans et Angers Saint-Laud[31]. Elle fut mise en service par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest lors de l'ouverture du trafic sur la voie ferrée de Sablé à Angers[B 5].
Lagare Saint-Serge est une ancienne gare fermée au transport de voyageurs à la fin de laSeconde Guerre mondiale[MR 2]. Il ne subsiste plus désormais qu'une gare réservée aufret du marché d'intérêt national du Val de Loire ouvert en 1961[A 13].
Unaéroport est situé sur le territoire de la commune deMarcé, à vingt-cinq kilomètres au nord-est d'Angers près de la bifurcation des autoroutesA11 etA85. Ouvert en 1998 et propriété de la communauté urbaine d'Angers, il est ouvert au trafic commercial, aux avions privés et il est utilisé pour les besoins sanitaires duCHU d'Angers. S’il peut théoriquement recevoir 50 000 passagers par an[34], la fréquentation maximale fut atteinte dès 1999 avec 17 780 passagers et descendit à seulement986 passagers en 2009. Les clubs devoltige aérienne, de vol moteur et devol à voile représentent la majorité du trafic[35]. En 2003, la Cour des comptes considère d'ailleurs que l'aéroport« tient, dans l'ensemble du trafic commercial des aéroports du Grand Ouest[Note 5], une place sans corrélation avec sa population »[36].
L'aéroport héberge également l'Espace Air Passion qui regroupe de très nombreux avions légers anciens[37].
Débutjanvier 2017, la décision est prise par le conseil de communauté de supprimer les vols réguliers qui desservent l'aéroport[38].
La ville est située à laconfluence de quatre cours d'eau. Cette situation a été avantageuse : la circulation fluviale deNantes à Angers fut longtemps très importante, tant pour le transport de marchandises[39] que de voyageurs. Ainsi les « paquebots de Loire » auXIXe siècle transportaient les voyageurs de Nantes àOrléans via Angers. Cependant, l’arrivée duchemin de fer et plus encore dutransport routier provoqua son déclin dans le courant de l’entre-deux-guerres[MR 3]. Néanmoins, la redynamisation du trafic fluvial enLoire est à l’étude. Le quaipétrolier de Bouchemaine, les installations duGénie et leport lourd d’Angers, tous deux situés à la Baumette, sont les principales infrastructures existantes[39].
Le port fluvial d’Angers, situé Cale de la Savatte, accueille les navires de plaisance à l’année, en hivernage ou pour quelques jours en saison[réf. nécessaire].
La Maine est navigable sur la totalité de son parcours. Il est possible de gagner vers l’ouest l’estuaire de la Loire (la Loire n'est d'ailleurs navigable qu'à partir du bec de Maine). Vers le nord, si leLoir n’est pas navigable, la Sarthe l’est jusqu’au-delà duMans et la Mayenne au-delà de laville homonyme. À noter que l’Oudon, principal affluent de la Mayenne, est navigable jusqu’àSegré[40].
Unbac permet la traversée de la Mayenne vers l’Île Saint-Aubin. Il est accessible aux piétons et aux cyclistes duprintemps à l'automne, lorsque l'île n'est pas inondée[A 14].
Depuis 2004, la municipalité a mis en place un service deprêt gratuit nomméVéloCité. La ville prête gratuitement l'une de ses 3 000 bicyclettes[41] aux personnes qui habitent ou travaillent à Angers pour une durée maximale d'un an[AM 2]. La commune a également institué une « vélo-école » afin de sensibiliser à l’usage de la route[AM 2].
L'EuroVelo 6, également connue comme « Eurovéloroute des Fleuves »[42], est unevéloroute qui traverse Angers en reliantSaint-Brevin-les-Pins àConstanța. Elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à lamer Noire en passant par dix pays et suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, leRhin et leDanube[43]. En Maine-et-Loire, cette véloroute emprunte en réalité l'itinéraire deLa Loire à Vélo[44]. À l'est de la ville, une variante de celle-ci emmène les cyclistes depuisLa Daguenière vers Angers via lesardoisières de Trélazé. Vers l’ouest, la ville a aménagé laBoucle verte permettant de relier lesbasses vallées angevines au nord et la Loire au sud[CC 2]. Cette dernière traverse le parc de Balzac et les bords dulac de Maine jusqu'àBouchemaine où elle rejoint le parcours principal deLa Loire à Vélo et de l'EuroVelo 6[45].
Letramway électrique fait son apparition à Angers en 1896[H 5]. Cependant, cetancien réseau est incohérent, mal équipé et mal desservi.Julien Gracq en parle en ces termes :« Petits, malingres, hauts sur roues, desservant un réseau peu fourni, je n'ai jamais pu faire grand cas des tramways angevins […]. ». Dès 1934, desautobus font leur apparition et la dernière ligne de tramway est abandonnée en 1949[H 6].
Le réseau se compose de troistramway, treize lignes urbaines debus et autant de lignes suburbaines[47]. Quatre lignes assurent le modeste[48] service de soirée de20 h 30 à1 h du matin — auxquelles s'ajoute une unique ligne nocturne circulaire du jeudi au samedi[49] — et cinq lignes assurant la desserte des dimanches etjours fériés[50]. En 2012, 9,3 % des déplacements quotidiens à l’échelle de la ville provenaient du réseau de transports en commun[CC 3]. En 2014, celui-ci a enregistré plus de34,7 millions de voyages, dont8,55 millions pour la seule ligne de tramway[51]. Inauguré en 2011[AM 3], letramway d'Angers est constitué de trois lignes depuis le 8 juillet 2023 (A,B etC) parcourant un réseau de quatre branches et d'une semi-boucle centrale. Des sections utilisant la technologieAPS permettent d’éviter l'utilisation decaténaires et préservent ainsi le centre historique de la ville[A 16]. La ligne A relieLa Roseraie àAvrillé selon un axe Nord-Ouest/Sud traversant le centre-ville. La ligne B relieBelle-Beille àMonplaisir selon un axe Sud-Ouest/Nord-Est, toujours via le centre-ville. La ligne C relie Belle-Beille à La Roseraie, par le centre en reprenant une grande partie des tracés des deux premières lignes[47].
Les lignes départementales sont prises en charge par la régie des transports des Pays de la loire,Aléop. Une vingtaine de lignes partent de lagare routière, située à proximité immédiate de la gare d'Angers-Saint-Laud[52].
La gare routière offre également des correspondances régionales (autocarsTER Pays de la Loire en direction deChâteaubriant etLaval)[53] et nationales. Les compagniesBlaBlaCar Bus[54], etIsilines[55] permettent de rejoindre Paris, Brest (via les villes du sud de la Bretagne), Lyon et Grenoble (via Tours et Bourges). Les destinations européennes sont effectuées par la compagnieEurolines[56].
Angers est concernée par six risques majeurs[57] : l'inondation, lasismicité (risque faible)[58], le retrait-gonflement des argiles (risque faible)[59], le transport de matières dangereuses[60], l’effondrement minier[61] et la tempête.
Le risque d'inondation est lié auxcrues de laMaine et de sesaffluents, mais aussi de laLoire, plus en aval. La faible longueur du cours de la Maine, court exutoire d’un vaste bassin hydrographique composé des trois rivières principales que sont leLoir, laSarthe et laMayenne, provoque une très forte dépendance hydrologique entre Loire, Maine et section aval de ses affluents[9]. Les berges de la rivière ayant été urbanisées, notamment depuis leXIXe siècle, de nombreux quartiers sont sensibles aux crues : principalement la Doutre, Thiers-Boisnet et Saint-Serge. Le nombre d’habitants concernés a été évalué[9]. À l’échelle de la commune, ce chiffre est faible. Si elles ne touchent que peu d’habitants, les crues fréquentes ont en revanche des conséquences importantes en termes d’infrastructures de transport (fermeture des voies sur berges et paralysie du tramway)[11].
Sur le plan urbanistique, Angers est concerné par deuxplans de prévention du risque inondation (PPRI) qui s'imposent auplan local d'urbanisme : le PPRI « Confluence de la Maine », en amont dupont de la Basse-Chaîne, approuvé en 2009, avec prescription de travaux à réaliser sur les constructions et habitations existantes dans les zones les plus vulnérables, et le PPRI « Val du Louet-Confluence de la Maine et de la Loire » approuvé en 2002, sans mesures obligatoires sur les constructions et habitations déjà existantes[62].
Le nom de la cité est mentionné pour la première fois vers l'an 150 parPtolémée dans son ouvrageGéographie sous la formeΙουλιομάγος (Juliomagus)[B 6],[B 7]. On retrouve la mention sur latable de Peutinger, sous la dénomination deIuliomago.
Il s'agit d'un composé de l'anthroponymelatinJulius, vraisemblablement une dédicace à un ou plusieurs membres illustres de la famille desJulio-Claudiens, et du mot celtiquemagos « champ, plaine, campagne »[B 8]. Les dédicaces descivitas à des empereurs romains étaient fréquentes enGaule romaine, cependant ces toponymes conservent généralement un élément gaulois[CR 1]. On note également l'attestation plus tardive deJuliomagus Andecavorum. LedéterminantAndecavorum fait référence au peuple gaulois desAndecavii (Andécaves ou Andégaves), dont elle était la cité[CR 2].
L'appellation actuelle de la ville est issue de l'élémentAndecavorum. Vers l'an 400, la forme primitiveJuliomagus s'efface ; elle est remplacée par le termecivitas, comme en témoigne le nomcivitas Andecavorum[B 9]. Ce changement est attesté dès leIVe siècle ailleurs en Gaule auBas-Empire[CR 3] — par exemple, les villes deParis ouTours ont adopté le nom du peuple dont elles étaient la capitale[B 9].
Statère d’électrum « aux aigrettes » frappé par les Andécaves.
AuVe siècle av. J.-C., le peuplecelte des Andes ouAndécaves s’établit dans la région d’Angers, surtout au nord de la Loire, et lui donne son nom[A 18]. Après la conquête de la Gaule par les armées de César, la ville se romanise. Cependant, le nom gallo-romain deJuliomagus (« le marché / le champ de Julius ») n’est attesté qu’auIIe siècle[B 6].
Juliomagus est délimitée à l'ouest par la Maine et à l'est par un amphithéâtre. C'était une petite ville qui ne dépassait pas les80 ha dans son extension maximale[64], à comparer aux200 ha deNemausus (Nîmes) et aux220 ha d'Augustudunum (Autun) et devait compter environ 3 000 habitants[64]. À proximité immédiate de l’actuelle rue des Arènes s’élevait autrefois l'amphithéâtre deGrowan ouGrohan pouvant accueillir environ 6 000 spectateurs[CP 4]. La présence d’un amphithéâtre était à l’époque un privilègeimpérial dont seules jouissaient Angers etTours dans la région[65].
Lechristianisme se développe à Angers et le premierévêque est mentionné en 372 (nomméDefensor — ce n'est qu'un titre, l'évêque étant alors le premier défenseur de la ville), lors de l’élection deMartin à l’évêché deTours[CP 5].
Le milieu duIXe siècle voit apparaître des temps troublés. Tant lesBretons que lesVikings font d’incessantes incursions enAnjou et la ville est pillée par le chef nordiqueHasting en 845, puis à nouveau en 852[B 12]. Après labataille de Jengland,Charles le Chauve, roi des Francs, etErispoë, chef breton, s'y rencontrent en pour signer le traité d'Angers qui donne à laBretagne les paysrennais,nantais et deRetz, fixant ainsi les limites frontalières de la Bretagne[67]. En 853, Charles le Chauve décide d’établir unemarche autour des territoires de l'Anjou, de laTouraine, duMaine et du pays deSées. Cependant, en 872, les Scandinaves prennent la ville et s’y installent pendant près d’un an[67]. En 873, Charles le Chauve vient lui-même aux côtés deSalomon de Bretagne assiéger la ville. LesAnnales de Saint-Bertin font mention de l'utilisation de « machines nouvelles et raffinées » pour en déloger lesNormands[68]. Le roi de Bretagne détourne alors la Maine, ce qui met lesbateaux viking à sec et ôte une protection au château[B 13]. Ce détournement est à l'origine du canal de la tannerie, comblé seulement auXIXe siècle[IN 3].
Les derniersCarolingiens,rois des Francs et comtes d’Anjou, délèguent la gestion du comté à desvicomtes à partir de la fin duIXe siècle. L’un d’entre eux,Foulques le Roux, deviendraFoulquesIer d'Anjou en 929 et fondera ainsi la premièredynastie des comtes d’Anjou. La région s’apaise et le rôle militaire d’Angers aux marches du Royaume disparait pour plusieurs siècles[A 19]. Le calme retrouvé, la ville se développe par le biais de nombreux bourgs et faubourgs. AuXIe siècle,Foulques Nerra, comte d’Anjou, laisse à Angers une empreinte considérable. Il fait restaurer l’église Saint-Martin, le plus vieux monument actuel de la ville ; favorise la fondation d’abbayes bénédictines ; fait édifier le premier pont de pierre à l’emplacement dupont de Verdun[A 20] ; et fait creuser l’étang Saint-Nicolas sur le Brionneau[A 21]. Ces installations en rive droite de la Maine sont à l’origine du quartier de la Doutre.
Le cheval livide et la mort, Tenture de l'Apocalypse.
En 1360, le comté est érigé enduché.LouisIer, le premier duc d’Anjou, établit un droit depéage sur les marchandises traversant le duché afin d’entretenir les fortifications de la ville. Cette taxe, la « cloison », en sera la principale ressource[A 22]. Il établit également formellement l'université d'Angers en 1364 qui sera définitivement constituée en 1432 avec ses quatre facultés :droit,médecine,théologie et arts[70]. Il commande également à un lissier parisien, Nicolas Bataille, latenture de l'Apocalypse, d'après les cartons du peintreHennequin de Bruges[CP 6]. En 1429, lors de laguerre de Cent Ans,Yolande d’Aragon fait renforcer les défenses de la ville ; leduc de Bedford — nommé par les Anglais régent du royaume de France et duc d’Anjou —, désireux de marcher sur Angers, détourne alors ses troupes vers Orléans[CP 7].
Remise de la charte aux bourgeois par Louis XI (Jules Dauban, 1901).
En 1474,Louis XI manœuvre contre le bon roi René, dont il désire annexer le domaine angevin. Le roi de France se rend à Angers avec son armée, sous couvert d'une visite de courtoisie. Il installe aussitôt une garnison dans le château d'Angers et en confie le commandement àGuillaume de Cerisay. À soixante-cinq ans, le roi René ne veut pas commencer une guerre avec son neveu le roi de France. René lui cède son duché sans combattre. L'Anjou cesse dès lors d'être un apanage et entre définitivement dans le domaine royal[B 14].Louis XI cherche alors à se concilier la bourgeoisie locale. Il accorde ainsi en 1475 une grande charte communale qui crée la mairie. Le premier maire, Guillaume de Cerisay, est imposé par le roi. La ville est exemptée detaille, degabelle et de service armé et bénéficie de droits de police et justice. Elle utilise en guise de sceau les armoiries actuelles : écu chargé d'une clef en pal, accostée en chef de deux fleurs de lys[A 23].
La ville s’illustre par sa vie intellectuelle et universitaire : Angers voit s'installer dès 1476 uneimprimerie ; l'université forme plusieurs personnalités de premier plan, commeGuillaume Poyet, futurchancelier deFrançoisIer et auteur de l'ordonnance de Villers-Cotterêts ;Ambroise Paré fait une partie de ses études à la faculté de médecine[A 23]. Située entre les villégiatures royales deTouraine et une Bretagne qui ne désarme pas, Angers accueille fréquemment les rois de France[H 8].
La prospérité s’installe et en 1538, Angers apparaît comme l’une des seize plus importantes villes du royaume. Dès 1509, le diocèse procure à la ville un établissement préparatoire à l'université, le collège d'Anjou[71] (dit aussi « Collège Neuf »). Les marchands angevins expédient versParis et les grands ports de l'Atlantique les produits du duché : toiles,vins,ardoises,tuffeau. Cette prospérité s’accompagne de l’édification de riches bâtisses (en pierre, dans une ville où les constructions sont majoritairement en bois) :logis Barrault, hôtel des Pénitentes ou encorelogis Pincé[A 23]. Afin de faciliter le commerce fluvial, le port Ayrault est creusé en 1556[IN 1]. Un premier plan de la ville est par ailleurs établi par Adam Vandelant en 1576[A 23].
Vues d'Angers
Vue d'Angers depuis le plateau des Capucins, Hougfnaglius, 1561.
Plan de la ville d'Adam Vandelant, 1576.
Laréforme protestante est bien accueillie dans la région — une église apparaît dès 1555[A 23]. En 1560, a lieu lajournée des mouchoirs : l’élection des délégués aux États généraux dégénère après la razzia protestante au sein des représentants de la noblesse[72]. Les protestants parviennent cependant à se rendre maîtres de la ville entre avril et. La répression sera sanglante :50 exécutions et244 condamnations à mort parcontumace[A 23]. Le (soit cinq jours après laSaint-Barthélemy), les échevins arrêtent un massacre organisé par le gouverneur deSaumur, lecomte de Montsoreau, alors que des huguenots sont précipités dans laMayenne[B 15]. En 1598,Henri IV séjourne à Angers pendant l’élaboration de l’édit de Nantes et arrive ainsi à convertir les plus réticents catholiques[A 23].
En 1619,Louis XIII autoriseMarie de Médicis à résider avec sa cour à Angers. Elle s'installe dans leLogis Barrault avec son aumônierRichelieu[73]. En a lieu labataille des Ponts-de-Cé — connue également sous le nom de « drôlerie des Ponts-de-Cé » — entre les partisans du roi et ceux de sa mère. Le le traité d'Angers est signé : le roi accepte le retour de sa mère à la cour de France[B 16].
AuXVIIIe siècle, l’économie de la ville est morose malgré le développement d’industries textile, sucrière etardoisière. La ville évolue peu et ne se modernise pas : les échevins n’ont pas de projet urbanistique comme leurs voisins nantais. Le maintien des vieilles fortifications, archaïques, s’explique par exemple par le besoin de prélever l’octroi. À l’inverse, la vie culturelle ne faiblit pas : une académie royale des Sciences et Belles-Lettres est créée en 1685 sur le modèle de l'Académie française ; un théâtre est ouvert en 1763 ; un premier hebdomadaire, lesAffiches d'Angers, apparaît en 1773 ; une société de concerts est constituée ; unjardin botanique est créé rue Bressigny[A 23].
Lors de laRévolution, un parti patriote émerge à Angers autour notamment deVolney etLa Révellière-Lépeaux. En 1790, est créé le département deMaine-et-Loire (le nom de Mayenne-et-Loire apparaît cependant quelquefois)[B 17] dont le siège est fixé à Angers : il reprend en grande partie les anciens territoires de l’Anjou[IN 4]. La nouvelle commune d'Angers absorbe celles voisines deSaint-Augustin,Saint-Léonard etSaint-Samson[74] — trois communes dont les appellations révolutionnaires étaient respectivementPeu-de-Fonds[75],Fruits-Sucrés[76] etGaie-Vallée[77]. La ville atteint dès lors sa superficie actuelle et compte 33 900 habitants[A 17].
LaConstitution civile du clergé fait apparaître les premières tensions. En effet, seuls 22 % des ecclésiastiques prêtent serment. Laguerre de Vendée va ensuite marquer profondément la cité[A 24]. Le 18 juin 1793, la ville est prise sans combat par les Vendéens qui l'occupent pendant plusieurs jours[78]. Lors de laVirée de Galerne, les Vendéens tentent de reprendre la ville les 3 et 4 décembre 1793, mais ils sont cette fois repoussés par la garnison républicaine[79]. Pendant laTerreur, une guillotine est installée sur l'actuelle place du Ralliement[H 9]. À Angers même, 290 prisonniers sont fusillés ou guillotinés et 1 020 meurent en prison par les épidémies[80]. Dans les environs de la ville, environ 5 000 à 6 000 Vendéens, hommes et femmes, sont fusillés àAvrillé, auxPonts-de-Cé etSainte-Gemmes-sur-Loire, entre décembre 1793 et avril 1794[81],[80]. Certaines victimes sont condamnées après une comparution sommaire devant uneCommission militaire révolutionnaire, d'autres sont exécutées sans jugement[80].
La physionomie de la ville commence à changer à la même époque. En 1791, la place du Ralliement est aménagée à la suite de la destruction de trois églises (dont lacollégiale Saint-Pierre)[CP 9]. Mais surtout, en 1807,Napoléon autorise par un décret impérial la destruction des fortifications médiévales de la ville qu'il visite l'année suivante[CP 10].
Le port Ayrault et les Luisettes en 1848 (Alfred Guesdon).
LeSecond Empire voit un accroissement de ces travaux d’urbanisation : de nouvelles artères sont percées, notamment dans le centre-ville qui est totalement réaménagé autour d’immeubles de stylehaussmannien. Lechemin de fer fait son apparition en 1849 en présence deLouis-Napoléon Bonaparte et lagare Saint-Laud est inaugurée en 1853[MR 4].
En parallèle, la ville reste un centre culturel et intellectuel. Plusieurs sociétés savantes sont créées et le Grand-Cercle accueille de grands compositeurs commeCharles Gounod,Léo Delibes ouCamille Saint-Saëns. et de nombreuses écoles s’y installent. Surtout, une nouvelle université apparaît en 1875, l’université catholique de l'Ouest[A 24]. Première « faculté libre » de France, elle succède à l’université médiévale disparue sous laRévolution. Lors de ses échanges épistolaires avec son homologue d’Angers, l’évêque deQuimper donne une image de la ville des plus étonnantes :« Angers est une des villes les plus dangereuses pour la jeunesse. C’est une ville de plaisirs plutôt que d’études. La vie y est fort légère »[H 12].
L'horticulture est l'un des principaux secteurs d'activité de l'économie angevine comme l'atteste cet extrait d'un document de 1865 :« Si la Touraine a été appelée à juste titre le jardin de la France, on a pu dire avec non moins de raison que l'Anjou en est la pépinière. […] un concours heureux de circonstances naturelles ou économiques [a] beaucoup contribué à étendre et à propager dans ce beau pays un genre de culture dont l'importance s'accroît tous les jours. »[B 18]André Leroy possède à cette époque la plus grande pépinière d’Europe. La vie économique s’organise autour de ces activités agricoles mais également dans le domaine de ladistillerie, de l’extraction ardoisière, du parapluie et du textile. En 1901, la Société anonyme des filatures, corderies et tissagesBessonneau emploie ainsi plus de cinq mille personnes[A 24].
Les nouveaux boulevards
Angers vers 1850. Les nouveaux boulevards sont bien visibles.
Le boulevard de Saumur, actuel boulevard Foch.
Le pont de la Basse-Chaîne avant son effondrement.
L'escalier et la grande verrière Art Déco des Nouvelles Galeries.
Cette euphorie s’arrête au lendemain de laPremière Guerre mondiale. Si la ville n’a pas souffert directement de cette dernière, les conséquences démographiques sont importantes et la population stagne alors que l’économie est à bout de souffle[A 25].
Lorsque laSeconde Guerre mondiale éclate, la ville reçoit legouvernement polonais en exil, auchâteau de Pignerolle, devenantde facto capitale de la Pologne[CP 12]. À partir de 1941, les Allemands font d’Angers le siège de laKommandantur de l’Ouest de la France, puis l’amiral Dönitz installe à Pignerolle son centre de communication sous-marin. Dès 1940,Victor Chatenay, futur maire de la commune, crée le premier mouvement derésistance angevin : « Honneur et Patrie ». En 1942, Angers devient le centre régional de laGestapo[B 19]. Les rafles débutent :60 personnes sont fusillées sur le champ de tir de Belle Beille,879 juifs sont déportés versAuschwitz. En 1944, il ne reste plus que22 juifs dans le département[A 26]. En, les premiersbombardements alliés marquent le début des destructions liées à la guerre. Le bilan est lourd :418 morts, plus de360 blessés, 7 000 sinistrés, 1 300 maisons détruites ou inhabitables[A 26]. Le, lors de l’entrée des troupes duGénéral Patton,Michel Debré se présente à la préfecture et devient lecommissaire de la République pour la région d’Angers jusqu’en[82].
Chantier de construction de laZUP deMonplaisir, en 1965.
L’après-guerre voit l’élection du premier maire socialiste de l’histoire d’Angers puis, de 1947 à 1959, Victor Chatenay, ami dugénéral de Gaulle, est premier magistrat. Le dynamisme revient : la ville dépasse les 100 000 habitants en 1954 ce qui conduit à édifier de nouveaux ensembles de logements[A 25] : le quartier de Belle-Beille et la Cité Verneau sont mis en chantier dès 1953[A 13]. La ville inaugure ainsi successivement quatre nouveaux quartiers périphériques : suivent en effet les quartiers de Monplaisir et de La Roseraie, à compter respectivement de 1963 et 1966[A 27]. C’est également à la même époque que les habitations du quai Ligny sont détruites et que lavoie rapide est construite sur les berges de la Maine[IN 10].
Alors que lesétablissements Bessonneau, si prospères au début du siècle, ferment définitivement leurs portes en 1966, l’économie repart néanmoins grâce à l’arrivée de nouvelles entreprises telles queThyssen en 1948,Thomson en 1957 ouBull en 1961. Plus tard, c’est notamment le constructeur automobile suédoisScania qui installera son siège social français à Angers, en 1991[A 25]. Puis la ville se spécialise progressivement dans le domaine du végétal jusqu'à faire d'Angers le premier pôle horticole d’Europe[83]. En effet, la ville accueille unpôle de compétitivité à vocation mondiale spécialisé dans le végétal,Végépolys[84], plusieurs écoles spécialisées, des laboratoires de recherche et plusieurs institutions, dont l'office communautaire des variétés végétales[85].
Angers est lechef-lieu de l'arrondissement d'Angers et la ville-préfecture duMaine-et-Loire. À ce titre, elle concentre la plupart des activités liées à la représentation de l’État au niveau départemental.
La commune est le siège d'une circonscription de sécurité publique. À ce titre, elle dispose d'un hôtel de police (commissariat central de lapolice nationale)[89], de trois commissariats subdivisionnaires à Monplaisir, la Roseraie et dans le quartier Saint-Jacques[90] ainsi que d'une brigade de proximité de gendarmerie à Belle-Beille. Angers accueille également ladirection départementale de la sécurité publique[91] et la Direction territoriale de la police judiciare[92].[Passage à actualiser]
En 2015, la municipalité a généralisé le déploiement de caméras devidéosurveillance en dotant les quartiers encore non équipés de ces dispositifs, s'ajoutant aux28 couvrant le secteur de la gare et le centre-ville[AM 4]. En juillet 2024, le nombre de caméras installées dans l'ensemble des quartiers de la ville est de 251[93].[Passage à actualiser]
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de quatre des sept circonscriptions législatives de Maine-et-Loire (lapremière, ladeuxième, lasixième et laseptième).
En 2015, afin de bénéficier d'une plus importantedotation globale de fonctionnement, la communauté d'agglomération devient unecommunauté urbaine tout en gardant la même dénomination. Ce n'est pas unemétropole au sens légal, comme son nom le laisse penser.
Cette intercommunalité exerce de très nombreuses compétences qui lui ont été transférées par les 29 communes membres, dans les conditions déterminées par lecode général des collectivités territoriales et s'étend sur55 000 hectares, principalement au nord de la Loire[CC 6].
Christophe Béchu, maire d'Angers de 2014 à 2022, et depuis 2024.
Angers a une longue tradition decentre droit. En effet, il faut attendre 1945 pour qu'un maire de gaucheAuguste Allonneau soit élu pour la première fois[A 28]. De 1947 à 1977, ses successeurs sont soit gaullistes (Victor Chatenay,RPF,Jacques MillotUNR), soit de centre-droit (Jean Turc,CNIP)[A 29], mais les choses changent à partir de 1977. Quelques mois avant lesélections municipales,François Mitterrand a cette phrase devenue célèbre :« Quand Angers deviendra socialiste, c'est toute la France qui passera à gauche »[97], et, la même année,Jean Monnier,syndicalisteCFDT, est élu à la mairie à la suite des dissensions de la droite locale. Cependant, le retour au centre s'opère dès lesélections de 1983 lorsque Jean Monnier écarte lescommunistes, ouverture au centre amplifiée lors desélections de 1989. Auxélections de 1995, la liste d'union de la gauche modérée et du centre remporte à nouveau nettement les élections[B 20]. Si le résultat desélections de 2008 est des plus serrés entre le maire sortantJean-Claude Antonini et son opposantChristophe Béchu[98], une liste de droite redevient majoritaire pour la première fois depuis 1977 lors desélections de 2014[AM 5]. Lors du premier tour desélections municipales de 2020, la liste LR-LREM-MoDem-Agir-MR menée par le maire sortantChristophe Béchu remporte lamajorité absolue des suffrages exprimés, avec 17 267 voix (57,82 %, 49 conseillers municipaux élus dont 35 conseillers communautaires), devançant très largement les autres listes. Lors de ce scrutin marqué par lapandémie de Covid-19 en France, 65,75 % des électeurs se sont abstenus[99].
Au niveau législatif, cette tendance se vérifie également : jusqu'en 2007, les députés de laCinquième République appartiennent tous à la mouvancegaulliste — deVictor Chatenay (1951-1959)[100] etJean Foyer (1959-1988)[101] àRoselyne Bachelot (1988-2012)[102] — ou au centre-droit à partir des années 1980[103],[104]. La sociologie électorale montre, lors des élections nationales, un rééquilibrage vers lecentre gauche : au second tour des élections présidentielles,Nicolas Sarkozy accuse un retard de six points par rapport à la moyenne nationale, tant auxélections de 2007 (47,2 % des voix)[105] qu’auxélections de 2012 (42,8 %)[106].Marc Goua (PS) devient quant à lui en2007 le premier député socialiste élu auscrutin majoritaire de Maine-et-Loire, rejoint auxélections de 2012 par deux autres députés socialistes angevins[107]. De manière générale, leFN obtient à Angers des scores nettement plus faibles que dans le reste de la France, à l’inverse du centre et du centre-droit. Ainsi lors de l’élection présidentielle de 2002,Jean-Marie Le Pen obtient un score inférieur de7,2 points au premier tour et de8 points au second par rapport à la moyenne nationale, permettant ainsi àJacques Chirac d’obtenir 90,2 % des voix[108]. De même lors de l’élection présidentielle de 2007 où le score du candidat FN est inférieur de5,2 points à la moyenne nationale. À l’inverse, le candidatMoDemFrançois Bayrou obtient 23,5 % des voix, soit un score de5 points supérieur à la moyenne nationale[105]. En 2012,Marine Le Pen n’obtient que 10 % des voix,8 points de moins qu’au niveau national[106].
De 1475 à nos jours, deGuillaume de Cerisay à Christophe Béchu l’institution municipale a vu cent-soixante-treize maires se succéder à l’hôtel de ville[A 30],[A 31].
En 2023, les recettes de fonctionnement sont financées à hauteur de 50,07 % par lesimpôts locaux, de 6,17 % par d'autres impôts et taxes, et de 21,51 % par ladotation globale de fonctionnement[144]. Cette même année, ces indicateurs étaient pour les communes de la même strate, de plus de 100 000 habitants, respectivement de 52,59 %, 7,28 % et 14,29 %.
En 2023, la commune fixe un taux d’imposition de lataxe foncière de 56,42 %, à comparer avec la moyenne des communes de la même strate de 40,93 %[144], la moyenne départementale de 58,3 %[145] et la moyenne nationale de 44,72 % (parmi les 50 plus grandes villes)[146]. La ville, qui détenait depuis plusieurs années le taux le plus élevé du pays (parmi les 50 plus grandes villes de France)[147], se fait ainsi détroner par Grenoble, qui affiche un taux record de 67,93 %[148].
Dès 1992, la ville est présente avec la délégation française ausommet sur la Terre deRio de Janeiro, et adopte, la même année, une charte pour l’écologie urbaine. En 1996, elle adhère également à lacharte d'Aalborg des villes européennes durables. La ville lance sa démarche d'Agenda 21 en 1998[149] et le premieragenda 21 local est élaboré en 2000[A 32]. En 2010, la ville organise les Rencontres nationales du développement durable « RIO+10, l’aprèsJohannesburg »[A 32].
La commune a mis en place plusieurs initiatives en vue de sauvegarder la biodiversité locale : avec le concours de laLigue pour la protection des oiseaux (LPO), plusieurs dizaines denichoirs ont été installés dans les parcs et jardins de la commune ; de même, cinqruches ont été implantées dans le parc de l’arboretum afin de favoriser lapollinisation[A 33] ; un objectif de suppression totale de l'usage des pesticides a été décidé à moyen terme, la ville utilisant alors des techniques alternatives (désherbage thermique, pièges àphéromones, recours aux insectes commeprédateurs naturels, etc.)[AM 6]. La municipalité encourage également la « végétalisation » de l'espace public : les « mini-jardins » sont de petits espaces prélevés sur les trottoirs où les habitants volontaires entretiennent un espace fleuri ou potager, avec les plantes et les conseils des jardiniers municipaux[150]. En 2014, Angers est la ville de France la plus verte selon un palmarès établi par l'Union nationale des entrepreneurs du paysage (UNEP), avec notamment 5 % de son budget consacré aux espaces naturels, parcs et jardins et grâce à la plus grande concentration d’espaces verts de France[151].
Depuis 2013, la problématique de la pollution lumineuse fait l'objet d'une réglementation stricte : l’éclairage des magasins est majoritairement éteint avant23 h, les façades des bâtiments le sont au plus tard à1 h du matin et les bureaux une heure après la fin de l’activité[A 34],[152].
En matière de traitement desdéchets, l’agglomération angevine a décidé la fermeture de sonusine d’incinération de la Roseraie afin de la remplacer par une toute nouvelle usine detraitement mécano-biologique, « Biopole », inaugurée en 2011[153]. Cependant, les problèmes liés à la qualité durecyclage et aux conditions de travail ont conduit dès 2015 à sa fermeture. Dès lors, les ordures de la région angevine sont incinérées àLasse ou enfouies àChangé, dans l’attente d’un nouveau projet communautaire[AM 7]. L’ancienne usine d’incinération a été transformée en 2011 en chaufferie à bois, « Biowatts », desservant 14 000 équivalents logements[AM 8],[AM 9].
La ville d'Angers a instauré dès 1967 aux côtés de Haarlem et Osnabrück un système d'échange de jeunes. Ces « ambassadeurs » travaillent pendant une année pour le service relations internationales des villes partenaires[A 35]. Ce système unique a valu en 2012 à la ville le label « Ville euro-citoyenne » décerné par leministère des Affaires étrangères[A 36].
En 2015, d'après la base de données officielle du ministère des Affaires étrangères[154], Angers estjumelée avec :
Angers compte dix-huit parcs et jardins publics. La ville est, en 2014, la ville de France où la concentration en espaces verts est la plus importante[151]. Les principaux jardins publics de la ville sont lejardin des plantes, unjardin à l'anglaise autour d'un petit ruisseau, bordé d’allées sinueuses et de statues ; lejardin du Mail, vaste promenade agrémentée d’un modèle de fontaine présenté à l’Exposition universelle de 1855 et d'unjardin à la française permanent de fleurs créé parAndré Leroy[L 2] ; et le parc de l’arboretum comprenant cinq jardins différents — du fait des variétés utilisées, l’aménagement ou les finalités botaniques — et 1 500 espèces et 4 300 spécimens[L 3].
Esquissé à partir de 1989, le parc de Balzac prend place sur le site de prairies inondables — les prairies d’Aloyau — traversées par leBrionneau. Du fait de sa position, le parc permet de relier d’une part celui de l’étang Saint-Nicolas et d’autre part celui du Lac de Maine. D’une superficie de46 hectares, il comprend plusieurs espaces, notamment un « marais », tantôt paysage sec, tantôt traversé de canaux, tantôt inondé ; une pâture pourvaches highlands,ânes du Cotentin oubaudets du Poitou ; et une zone de « dunes » végétales. Le parc est une importante réserve de biodiversité[A 37].
Le parc de l’étang Saint-Nicolas se compose de plusieurs espaces semi-naturels : parcs de Belle-Beille, de la Garenne, des Carrières et de la Haye. D’une superficie de112 hectares, son origine est beaucoup plus ancienne puisque remontant auXe siècle lorsqueFoulques Nerra, comte d’Anjou, décide le creusement du Brionneau afin d’installer carrières et moulins. Le relief varié du parc permet à différents biotopes de s’épanouir : aquatiques etrivulaires, combes,lande, coteaux (nord et sud). La végétation y est donc diversifiée[A 38].
En 2012, la ville compte 47 001 personnes scolarisées[Insee 4]. L'enseignement privé tient une part importante dans le système éducatif angevin, de l'école maternelle à l'enseignement supérieur.
Les établissements éducatifs de la commune relèvent de l'académie de Nantes. En 2015, la ville compte144 établissements relevant du primaire et du secondaire. Parmi les établissements de l’enseignement primaire, on compte 76 écoles publiques,27 écoles privées. Dans l'enseignement secondaire, on compte22 collèges (dont13 publics) et18 lycées (dont12 publics). Parmi ces derniers, la ville compte cinq lycées publics et quatre lycées privés d’enseignement général et technologique, deux lycées publics polyvalents, sept lycées professionnels (dont troislycées agricoles)[155].
Elle s’organise à Angers autour de trois campus. Le campus deBelle-Beille regroupe l'unité de formation et de recherche (UFR) de lettres, langues et sciences humaines et de sciences ainsi qu’une école d’ingénieurs,Polytech Angers (ex-ISTIA). Le campus deSaint-Serge regroupe quant à lui l'UFR de droit, d'économie et de gestion, l'école universitaire de management et l’ESTHUA, le centre de recherche sur le tourisme. Le campus de médecine et pharmacie se trouve près du centre hospitalier universitaire, dans le quartier des Capucins (Hauts-de-Saint-Aubin)[159]. UnInstitut universitaire de technologie (IUT) est aussi présent à Belle-Beille. Il forme les étudiants engénie biologique,génie électrique, gestion des entreprises et des administrations et en techniques de commercialisation[160]. En 2022, l’université compte 26 295 étudiants (dont 12 % d'étudiants étrangers de 125 nationalités) et assure314 formations différentes[161].
Le campus historique d’Angers correspond à celui de l’université catholique de l'Ouest (UCO), fondée en 1875 parCharles-Émile Freppel, évêque d'Angers. Il comprend les cinq facultés de l’université, à savoir facultés d’éducation, deshumanités, dethéologie et sciences religieuses, de sciences et de sciences humaines et sociales[162]. Elle accueille environ 9 000 étudiants en 2015[163]. Depuis la rentrée 2009, l'UCO a créé avec l'université américaine deSt. Edward's un campus américain. Les étudiants peuvent y préparer en un an un cursus universitaire américain avant de continuer leurs études àAustin[164].
L’activité hospitalière remonte à Angers auXIIe siècle lorsqu’Étienne de Marsai, sénéchal d’Henri II Plantagenêt fonde l’hôpital Saint-Jean. Un autre hôpital ouvre en 1615 pour les mendiants, les vagabonds et les personnes âgées alors qu’en 1745, dans l’actuel parc du Haras, est ouvert un troisième lieu d’accueil des malades. Ces trois structures seront transférées vers l’actuel site du centre hospitalier universitaire à partir de 1849[175].
Le rôle de formation médicale ducentre hospitalier universitaire d'Angers est très important. Il comprend en effet, outre la faculté de médecine : un institut de formation en soins infirmiers, un institut de formation d’aides-soignants, une école depuériculture, une école de sages-femmes, un institut de formation des cadres de santé, un institut de formationambulancier et un centre d'enseignement de soins d’urgence[176].
La ville compte également quatre cliniques : la clinique de l’Anjou dans le quartier Orgemont, la clinique Saint-Sauveur dans le quartier de l’Esvière et à Trélazé, le centre de la main et le village santé Angers Loire (issu du regroupement de plusieurs cliniques angevines)[A 40].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[177],[Note 7].
En 2022, la commune comptait 157 555 habitants[Note 8], en évolution de +4,18 % par rapport à 2016 (Maine-et-Loire : +2,12 %,France horsMayotte : +2,11 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2021, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 45,9 %[Insee 5], soit très largement au-dessus de la moyenne nationale (35,1 %)[I 2] ou départementale (36,7 %)[I 3]. À l'inverse, le taux de personnes d'un âge supérieur à60 ans (22,5 %)[Insee 5] est inférieur au taux national (26,6 %)[I 2] et au taux départemental (26,5 %)[I 3].
En 2021, la commune comptait 72 308 hommes pour 84 867 femmes, soit un taux de 54 %[Insee 6] de femmes, supérieur au taux départemental (51,4 %[I 3]) et au taux national (51,61 %)[I 2].
Pyramide des âges de la commune en 2021 en pourcentage[Insee 6]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1
90 ou +
2,5
5,8
75-89 ans
9,1
11,9
60-74 ans
14,1
15,1
45-59 ans
15
17,9
30-44 ans
15,6
31,4
15-29 ans
30
16,8
0-14 ans
13,8
Pyramide des âges du département deMaine-et-Loire en 2021 en pourcentage[179]
Lefestival d'Anjou est le deuxième festival de théâtre de France après celui d’Avignon. Après la Seconde Guerre mondiale, la décentralisation culturelle nécessita la création de plusieurs théâtres et centres nationaux en région. En 1953,Albert Camus devient directeur du festival et celui-ci acquiert une audience nationale. Le festival accueille en moyenne 23 000 spectateurs chaque été[180].
Organisé par la ville d'Angers, le festival desAccroche-Cœurs s’articule autour de spectacles de théâtre de rue et de festivités artistiques et culturelles en plein air. Créée en 1999, cette manifestation propose chaque année un thème autour duquel se déclinent une partie des représentations et la décoration urbaine tout en encourageant les spectateurs à se déguiser. Les thèmes retenus sont variés (Angers-sur-Mer en 2002,La vie en rose en 2006 ouAnges et démons en 2009). Le festival accueille en moyenne plus de 200 000 spectateurs, environ 220 000 en 2015[181].
En dehors de ces événements limités dans le temps, le théâtre angevin comprend le centre dramatique national des Pays de la Loire (Nouveau théâtre d'Angers, NTA) mais aussi de nombreuses plus petites troupes parmi lesquelles la compagnie des Arthurs ou la compagnie GAÏA d’improvisation théâtrale[A 42]. Le Nouveau théâtre d'Angers (NTA) est fondé en 1986 par l’association du Centre Dramatique national dirigé par Claude Yersin et de la Maison de la Culture[182]. Le premier est chargé de la création théâtrale, la seconde de la programmation pluridisciplinaire : théâtre, danse, musiques improvisées, arts plastiques.
Lefestival Premiers Plans est un festival de cinéma créé en 1989 qui a la particularité de ne présenter que des jeunes réalisateurs européens (une centaine chaque année). De nombreux cinéastes y ont été découverts, parmi lesquelsFatih Akın,Arnaud Desplechin ouNick Park. Le festival organise également des rétrospectives, des lectures publiques de scénarios et des leçons de cinéma.Jérôme Clément est président du festival etJeanne Moreau en a longtemps été sa marraine. En 2014, le festival a présenté255 films dont92 premières œuvres, de24 pays européens, et accueilli800 professionnels et 73 000 spectateurs[186].
septembre : Festival Levitation : festival musical mêlant rock, pop psyché, garage rock et musiques électronique et instrumentale. Il s'inscrit dans le cadre duAustin Psych Fest et du festivalSouth by Southwest.
Lemusée des Beaux-Arts d'Angers, hébergé dans lelogis Barrault, propose deux parcours muséographiques : le premier sur l’histoire de la ville, le second sur lesbeaux-arts[A 43]. Située dans l’ancienne église abbatiale de l’abbaye Toussaint, lagalerie David d'Angers présente une part importante de l’œuvre dePierre-Jean David, dit David d’Angers. La collection se compose notamment de la quasi-totalité des modèles d’atelier en plâtre du sculpteur, de23 statues monumentales exposées dans la nef (représentations deJean Bart,Gutenberg, etc.), de la maquette du fronton duPanthéon, de statuettes et dessins préparatoires, etc[A 44].
Lamédiathèque Toussaint est la principale bibliothèque de la ville. Elle conserve près de 250 000 documents patrimoniaux[A 47] dont unpsautier carolingien du milieu duIXe siècle[A 48]. Elle possède également117incunables, dont un exemplaire duPsautier de Mayence. Cet ouvrage, dont il ne reste que dix exemplaires dans le monde, est le premier livre imprimé après laBible de Gutenberg, le. Il se caractérise par son impression en trois couleurs — bleu, rouge et noir —, prouesse technique ignorée deGutenberg et des imprimeurs qui se répandent en Europe à partir de 1460[A 49]. La bibliothèque municipale d'Angers gère également depuis 1997 ledépôt légal des imprimeurs desPays de la Loire. Celle-ci étant la plus importante région d’imprimerie de France, la collection augmente de 200 m à 250 m linéaires par an[A 50].
Huit autres bibliothèques de quartier sont réparties sur le territoire communal aux côtés des six bibliothèques universitaires ouvertes au grand public[A 51]. Lesarchives départementales de Maine-et-Loire sont également installées sur la commune[189].
La ville possède également quatreludothèques mettant gratuitement à disposition des habitants jeux et jouet : les ludothèques municipales Nelson Mandela[A 52], Annie Fratellini[A 53] et Belle-Beille[A 54] et la ludothèque associative Ludo Francas[190] et uneartothèque comprenant plus d’un millier d’œuvres de400 artistes différents[191].
La ville d’Angers accueille une bibliothèque anglophone regroupant près de 28 000 ouvrages[A 51]. Elle propose en outre de nombreuses activités parmi lesquelles des ateliers de pratique linguistique ou des clubs de lecture et cinéma[192].
De même, l’institut Confucius des Pays de la Loire propose des cours de mandarin, de calligraphie ou de peinture, organise des conférences, des projections cinématographiques ou des expositions tout en possédant une bibliothèque de 1 500 ouvrages[193].
Lethéâtre du Quai est le plus important équipement culturel de la ville. Il accueille depuis 2007 de nombreuses manifestations culturelles, notamment dans le domaine desarts vivants (théâtre, danse, cirque, musique, etc.). Il héberge leCentre national de danse contemporaine (CNDC) et le Centre dramatique national des Pays de la Loire (nouveau théâtre d'Angers, NTA). Ses deux salles peuvent accueillir400 ou 975 spectateurs[194].
D'autres théâtres et salles de spectacles enrichissent l'offre culturelle[A 55] : les trois théâtre municipaux avec le Grand théâtre à l'italienne qui accueille notamment des représentations deAngers-Nantes Opéra, duThéâtre régional des Pays de la Loire et des concerts de musique classique, lethéâtre Chanzy et la Salle Claude Chabrol[A 56] ; ainsi que le Champ de Bataille et la Comédie, théâtre de la compagnie des Arthurs.
Créée en 1973 à l’occasion duFestival d'automne de Paris, la Galerie Sonore est itinérante avant de s'installer en 1980 à Angers au château du Pin. Riche d’une collection de plus de deux mille instruments du monde entier, elle propose tant la découverte des patrimoines musicaux de chaque région que des activités de création musicale. À ses côtés, l'association Musique et Mouvement propose depuis 1988 un enseignement musical fondé sur le plaisir et non sur la performance, accessible aux jeunes enfants[L 6].
Depuis la fermeture du cinémaGaumont Variétés en 2013, Angers ne compte plus que deux cinémas[AM 12]. Dans le quartier Saint-Serge se trouve tout d’abord un cinémaPathé multiplexe de douze salles et 2 250 places[195]. Uncinéma d'art et essai de sept salles (801 places), « Les400 Coups », propose quant à lui une programmation éclectique de films en version originale, des rétrospectives, des films jeune public ainsi que des rencontres avec les réalisateurs, notamment lors du festival Premiers Plans[196].
Angers possède une chaîne de télévision locale,Angers Télé[206]. Elle commence à émettre le sous le nom d'Angers Télé[AM 14]. C'est en qu'Angers se dote d'une chaîne câblée :TV10 Angers qui diffusera jusqu'en, date à laquelle elle est remplacée parAngers 7[207]. Celle-ci arrête sa diffusion en à la suite de difficultés financières[208]. La chaîneFrance 3 émet un décrochage local qui propose les journaux télévisés deFrance 3 Pays de la Loire[209]. France 3 possède également une agence à Angers[210].
Trois radios émettent localement à Angers, et des radios régionales ou nationales y font des décrochages locaux. Toutes émettent enmodulation de fréquence.
Des journaux locaux dont la diffusion est plus modeste sont également publiés dontAngers Mag, le magazine mensuel papier édité par le site internet d'informations du même nom et distribué sur l'ensemble de l'agglomération[AM 15].
La mairie d'Angers édite depuis le journal municipalVivre à Angers[A 62]. Mensuel, il publie des informations sur l'avancement des projets urbains, l'économie locale, les activités sportives, culturelles et festives ainsi que les échanges avec les villes étrangères jumelées à Angers. La revue donne une place importante aux reportages à travers les quartiers. Depuis octobre 2015, une partie du magazine est consacrée à l'actualité d'Angers Loire Métropole
La grande majorité des lieux de culte d'Angers sont liés au culte catholique comme l'atteste la présence de lacathédrale Saint-Maurice qui domine la ville depuis leXIIe siècle[IN 11]. L'évêché, siège dudiocèse d'Angers, se trouve à proximité, rue du Parvis-Saint-Maurice[220] ; la commune est structurée en troisdoyennés et dixparoisses, chacune centrée sur une ou plusieurséglises[221]. Angers accueille en outre21 communautés religieuses (seize communautés de femmes et cinq d'hommes)[222]. Parmi celles-ci, lacongrégation du Bon Pasteur créée à Angers en 1835 ou le couvent des Servantes des pauvres, ordre d'oblates créé en 1872 et dont le couvent d'Angers est la maison-mère[CP 15]. Elles ont également à leur charge leSaint-Sépulcre d'Angers[223], une des trois répliques — qui est un mémorial et non une église puisque ce monument n'est pas consacré[224] — duSaint-Sépulcre de Jérusalem.
Le cultebouddhiste est présent via un dojoZen dans le quartier Monplaisir. Il est affilié à l'association Zen Internationale, fondée parTaisen Deshimaru[237]. Un centre d'étude et de méditation (KTT), placé sous l'autorité spirituelle de la congrégation Dharma Chakra, est situé près de la Doutre. Il est affilié auDhagpo Kagyu Ling basé en Dordogne[238]. Enfin, unSangha, rattaché auVillage des pruniers fondé parThích Nhất Hạnh, est également actif sur la commune[239].
La communautémusulmane pratiquante est estimée à 7 000 personnes (principalement d’origine marocaine)[240]. Elle dispose de trois lieux de cultes : la mosquée Abou Bakr Sidik ; la mosquée turque Aksemseddin ; et la salle de prière de la Roseraie. La mosquée turque dispose également d’un centre culturel[AM 16]. Une mosquée est en cours de construction. Financée par l’association des musulmans d’Angers, elle devrait ouvrir à l’horizon 2017 boulevard Lucie-et-Raymond-Aubrac, dans le quartier des Hauts-de-Saint-Aubin. Elle pourra accueillir environ 2 400 fidèles et devrait disposer, à plus long terme, d’un centre culturel[240].
La commune compte trois cimetières : lecimetière de l’Est (rue Larevellière), le cimetière Saint-Léonard (rue Saint-Léonard) et le cimetière de l’Ouest (rue de la Meignanne)[A 63].
Le cimetière de l’Est, d’une superficie de treize hectares, est parfois désigné comme le « Père-Lachaise angevin » compte tenu des nombreuses personnalités locales qui y sont inhumées, ainsi que des tombes remarquables que l’on y trouve. Ouvert en 1847, le cimetière est agencé autour de huit rectangles entrelacés d’allées sinueuses. La tombe du premier inhumé, unmeunier du nom de René Bougère, est toujours présente. Les grands noms de l’histoire locale que l’on rencontre sont notamment la familleCointreau, Rémy Mondain (l’un des créateurs du premiergrand magasin d’Angers), le peintreJules Lenepveu (à qui l’on doit notamment les plafonds de l’Opéra Garnier et duGrand théâtre d'Angers), l’horticulteurAndré Leroy, l’industrielJulien Bessonneau ou encore plusieurs maires de la ville. D’un point de vue artistique, plusieurs tombes sont remarquables, qu’elles soient de styleArt nouveau (tombe deJean Clamens, maître verrier),néo-Renaissance (chapelle Laurent), d’inspiration médiévale (gisant de Grégoire-René Lecoindre, curé de Saint-Laud), enmosaïque (caveau des De Guisti, mosaïstes) ou réalisée parDavid d’Angers (figure de la religion sur la tombe d’Anselme-François Papiau de La Verrie, maire). D’autres tombes sont intéressantes : celle de Pierre-Théophile Berton ornée d’un moulin à vent (lui-même a inventé un système d’ailes de moulins) ou celle de la famille de Saint-Pern (en forme de calvaire breton, en granit)[L 7].
En 1894, est également créée l’école du génie. Son rôle est d’apprendre aux recruesterrassements, maniement d’explosifs ou encore construction de ponts de bateaux. Angers est choisie notamment pour sa proximité avec les écoles deCoëtquidan, deSaumur (arme blindée) etTours (train) ainsi que par la présence de deux « écoles » de ponts au débit différent, laMaine et laLoire. Elle possède également depuis 1974 une annexe en bord de Maine (caserneBerthezène)[242].
En 2011, est créé sur la commune voisine deMontreuil-Juigné le pôle interarmées MUNEX dont le rôle est de neutraliser, enlever et détruire les engins explosifs. Il se trouve sous le commandement hiérarchique de l’école du génie[245].
Le musée du génie à proximité de la caserne Éblé, qui accueille l’école, s’est ouvert le[AM 17].
La seconde moitié duXXe siècle voit les activités traditionnelles reculer (horticulture,extraction d’ardoise, distillerie et industrie textile) et de nouvelles entreprises s’installer :Thyssen en 1948,Thomson en 1957,Bull en 1961 puisScania en 1991 etNec en 1994[A 25]. Cependant, la filière industrielle s’effondre en grande partie à partir desannées 2000 : fermeture de l’usine Thomson-Technicolor en 2012[246], de l’usine Nec entre 2009[247] et 2013[248], plan social chez Thyssen en 2015[AM 18], Bull ne compte plus que230 salariés (contre 3 000 au cours desannées 1970)[249]. Plus généralement, de 2002 à 2012, le secteur de la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques dans l’agglomération a perdu 76 % de ses emplois[250]. Angers se spécialise dorénavant d’une part dans la filière végétale et d’autre part dans l’électronique.
L'importance de l'horticulture s’est ainsi renforcée jusqu'à faire d'Angers le premier pôle horticole d’Europe[83]. En effet, le territoire compte dans ce domaine près de 30 000 emplois, 2 500 étudiants et 4 000 entreprises. La ville accueille en outre unpôle de compétitivité à vocation mondiale spécialisé dans le végétal –Végépolys – regroupant450 chercheurs[84]. Celui-ci s'appuie d'une part sur le haut niveau de formation et d'études supérieures dispensé à Angers et d'autre part sur la forte concentration de laboratoires de recherche. On y rencontre ainsi plusieurs écoles spécialisées (notamment l'École supérieure d'agriculture (ESA) etAgrocampus Ouest), des laboratoires duCNRS, l’INRA mais aussi laStation nationale d'essais de semences ou encore Plantes&Cité (le centre technique national sur les espaces verts et le paysage urbain). Le Campus du Végétal, à Belle-Beille, regroupe depuis 2015 d’une part la Maison de la Recherche et ses 250 ingénieurs et chercheurs de l'université d'Angers, d'Agrocampus Ouest, de l'INRA et de l'ESA et d’autre part la Maison du Végétal regroupant Végépolys et Plantes&Cité[AM 19]. Angers abrite le siège de l'Office communautaire des variétés végétales dont le rôle est de protéger les nouvelles variétés végétales au sein de l'Union européenne[A 25].
Malgré la déliquescence de l’industrie électronique grand public angevine depuis lesannées 2000, la ville se spécialise également dans l’électronique de pointe. Outre la présence de l’usine Bull et de l'École supérieure d'électronique de l'Ouest (ESEO), la ville accueille depuis la « Cité de l'objet connecté »[A 64]. Celle-ci propose sur son site deSaint-Sylvain-d'Anjou, au nord de la ville, des compétences en électronique, logiciel, plasturgie, mécanique, design, financement, etc[251]. Cette société s’appuie sur un important réseau de PME spécialisées installées sur le territoire angevin. Ainsi, le 24 juin 2015, la ville s'est vu décerner le labelFrench Tech dans le sillage de l’inauguration de la Cité de l’objet connecté[CC 7].
En 2020, la population âgée de15 à 64 ans s’élève à 104 353 personnes, parmi lesquelles on compte 68,1 % d’actifs, 56,1 % ayant un emploi et 12,1 % étant auchômage[Insee 9]. À titre de comparaison, la France métropolitaine compte 74,6 % d’actifs, 65,4 % ayant un emploi et 12,1 % étant au chômage[I 6]. On y compte 89 068 emplois, contre 82 391 en 2014. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 59 101, l'indicateur de concentration d'emploi est de 150,7 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre plus de trois emplois pour deux habitants actifs[Insee 10].
Selon lacatégorie socioprofessionnelle, les ouvriers sont nettement moins nombreux que les employés, ces derniers et les professions intermédiaires représentant près de 63 % des emplois[Insee 11]. À titre de comparaison, les professions intermédiaires et les employés représentent 53,7 % des emplois au niveau national, les ouvriers 21,1 %[I 6].
Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2020[Insee 11]
Catégorie socioprofessionnelle
2012
Agriculteurs exploitants
0,1 %
Artisans, commerçants, chefs d’entreprise
5 %
Cadres et professions intellectuelles supérieures
20,9 %
Professions intermédiaires
29,8 %
Employés
31,4 %
Ouvriers
12,8 %
Selon le secteur d’activité, les emplois industriels sont peu nombreux et en régression de 2014 à 2020, à la différence des emplois tertiaires et administratifs (Angers étantpréfecture et chef-lieu de département) (90,7 % des emplois totaux)[Insee 12].
Emplois selon le secteur d’activité (en %)[Insee 12]
Secteur d'activité
2020
2014
Commerce, transports et service divers
50 %
47 %
Administration publique, enseignement, santé et action sociale
40,7 %
43,9 %
Construction
3,8 %
3,5 %
Industrie
5,2 %
5,3 %
Agriculture
0,4 %
0,3 %
54,9 % des emplois sont occupés par des femmes[Insee 12], contre 48,6 %[I 7] au niveau national et 46,4 % au niveau de l’agglomération[I 8].
À l’échelle de cette dernière, la population âgée de15 à 64 ans s’élève à 303 535 personnes, parmi lesquelles on compte 71,9 % d’actifs, 61,9 % ayant un emploi et 10,0 % étant au chômage. La part des actifs (y compris occupés) y est donc plus importante qu’à l’échelle de la seule ville d’Angers. On y compte 145 785 emplois en 2020[I 9].
Au, Angers compte 5 251 établissements employeurs :5 dans l’agriculture,188 dans l'industrie,196 dans la construction, 4 039 dans le secteur tertiaire et 823 dans le secteur administratif[I 10]. Le secteur tertiaire représente ainsi 76,9 % des établissements employeurs de la commune.
Répartition des établissements actifs par secteur au 31 décembre 2021
Selon un rapport paru en 2023, la ville est2e auclassement des dix destinations les plus durables, derrièreNantes et devantLyon,Strasbourg etCarcassonne[253]. En 2014, l'agglomération angevine a connu 602 000 nuitées (clientèle d’affaires à 66 %) et accueilli 699 339 visiteurs sur17 sites touristiques (dont8 à Angers)[Note 9][254]. En 2015, la commune elle-même compte31 hôtels et résidences pour près de 3 000 lits et uncamping de163 emplacements[Insee 13]. Le parc à thème consacré au végétalTerra Botanica, inauguré en 2010, se veut la locomotive touristique d'Angers et sa région[AM 20].
« Angers a bien changé d'aspect depuis cinquante ans. La ville a perdu une partie de sa grâce pittoresque. Ils ont disparu en effet presque tous ces logis en colombage, bariolés de vives couleurs, ces boutiques abritées par des auvents sculptés, ces vieilles maisons à oriels de pierre, à pignons pointus »
L'architecture moderne se concentre principalement dans le centre-ville. Inauguré en 1871, leGrand théâtre,place du Ralliement, est l’édifice emblématique de la villehausmannienne et des transformations duSecond Empire et un exemple de l'éclectisme[L 13]. La commune compte peu d'édifices à l'architecture contemporaine remarquable. Toutefois, l'architecture Art nouveau est représentée par l'Alcazar, un cabaret édifié en 1902. Sa façade de tuffeau possède un décor végétal et six bustes de femmes nues encadrant la porte d’entrée et la corniche ainsi que desarabesques[IN 17]. L'architecture Art déco est quant à elle mieux représentée. LaMaison bleue en est un exemple majeur. Son originalité réside dans sa conception : unimmeuble à gradins intégralement recouvert de mosaïques d'Isidore Odorico. Sobre et à dominante jaune au rez-de-chaussée, cette dernière monte en puissance et en bleu à mesure que s'élève l'immeuble[L 14]. Autre témoignage d'importance de cette architecture, le bâtiment de la poste centrale possède une façade typique des années 1930 et de nombreuxbas-reliefs. Ceux-ci sont consacrés aux nouveaux modes de transports et à ceux du passé ou aux monuments historiques d'Angers[IN 8]. Le bâtiment de laCompagnie française d'aviation est quant à lui un témoignage de l’architecture moderne à l'œuvre au cours desannées 1930. La valeur artistique du bâtiment revient entre autres à Isidore Odorico qui conçoit notamment la mosaïque du hall d'entrée, ainsi qu'à René Guilleux qui réalise la statue du porche représentant un aviateur tenant une hélice d’avion[L 15]. En 1956,Pierre Bourineau, architectebaulois, dessine la maison du 3, rue de la Pyramide dans un style balnéaire ; cet édifice du quartier Justices est versé à l’Inventaire général du patrimoine culturel en 2004[IN 18],[A 65]. Édifiés entre 1972 et 1975, les immeubles Kalouguine présentent une architecture unique faite de formesbiomorphiques[IN 19].
La cuisine angevine est décrite parCurnonsky comme« le paradis de la digestion paisible »[256] :
« [Elle] n’offre point, sans doute, la richesse de la cuisine bourguignonne, la science raffinée de la cuisine bressane, ni la splendeur de la cuisine périgourdine ; […] elle est raisonnable, sincère, et, si l’on peut dire, « bon enfant ». C’est essentiellement une cuisine paisible et mijotée, une cuisine de cordons bleus. »
Les spécialités locales concernent principalement les plats à base de poissons de rivière, comme lebrochet et lesandre à l’oseille[257] ou aubeurre blanc, l’alose braisée au vin blanc, la bouilleture d’anguille (unematelote d’anguilles aux pruneaux) ; mais aussi cul de veau piqué,fricassée de poulet à l’angevine (vin blanc, crème et champignons)[B 21]. Lesfouées (ou fouaces), petits pains cuits au four, se consomment en en-cas, sucrés ou salés. Ils sont agrémentés derillauds (dés de poitrine rissolés au four et servis tièdes), fromage,mogettes ou encore confiture[B 22]. Concernant les spécialités sucrées, il faut noter la bijane (mélange de pain, de vin rouge et de sucre, souvent accompagné de fruits comme des fraises)[B 22], lepâté aux prunes (une tourte de pâte sablée auxreines-claudes)[257] ou encore lecrémet d'Anjou (de la crème fraiche sucrée et mélangée à des œufs en neige)[H 17]. LaDoyenné du Comice est une variété de poire angevine[257]. LeQuernon d'ardoise est la confiserie locale par excellence. Créé en 1966 parLa petite marquise, il s’agit d’unenougatine enrobée de chocolat blanc bleuté, en hommage auxardoises qui ont fait la renommée de la région[B 22].
Si Angers elle-même possède des vignes, au château et à l’abbaye Saint-Nicolas[AM 21], la ville est davantage renommée pour la qualité de ses alcools : leguignolet (à base de cerises), lamenthe-pastille deGiffard et leCointreau, liqueur d'écorces d'oranges amères mondialement célèbre[CP 18]. Une autre spécialité, la « soupe angevine », est très appréciée : il s’agit d’un mélange, à la louche (d’où son nom de « soupe »), de Crémant de Loire, de jus de citron, de sucre de canne et de Cointreau[257].
La commune est située sur l'aire géographique de14 appellations d'origine contrôlée (AOC) ou protégée (AOP) — cabernet d'Anjou ou bœuf de raceRouge des prés — et sur l'aire géographique de15 indications géographiques protégées (IGP) — cidre breton, oie d’anjou ou volaille de Loué[258].
De nombreuses personnalités ont eu un attachement particulier à la ville d’Angers, notamment celles appartenant à la liste ci-après(classement par année de naissance) :
Jean Bodin (1529-1596), jurisconsulte, économiste, philosophe et théoricien politique, est né à Angers.
Pierre-Jean David d'Angers dit « David d'Angers » (1788-1856), sculpteur et graveur-médailleur, est né à Angers où se trouve exposée une part importante de ses œuvres.
Maurice Sailland, ditCurnonsky (1872-1956), gastronome, humoriste et critique culinaire, est né à Angers.
Hervé Bazin (1911-1996), écrivain et poète, est né et a grandi à Angers. Il a notamment décrit son enfance dans son romanVipère au poing.
Jeanne Moreau (1928-2017), actrice, chanteuse et réalisatrice, a été la marraine du festival Premiers Plans.
Raymond Kopa (1931-2017), footballeur international et joueur d'Angers SCO, il est revenu vivre à Angers après sa retraite sportive.
Jean-Claude Brialy (1933-2007), acteur, réalisateur, scénariste et écrivain, a passé son enfance à Angers. Il a également été le directeur artistique dufestival d'Anjou.
Les armes d’Angers se blasonnent ainsi :De gueules à une clef d’argent, au chef cousu d’azur chargé de deux fleurs de lys d’or.
La ville d’Angers porte les armes des comtes et ducs d’Anjou,apanagistes, desang royal, comme l’indiquent les deuxfleurs de lys. La clef évoque la place forte face à laBretagne. Le blasonnement de la ville est décrit dans un rapport au maire en décembre 1816 où il est signalé que ces armes étaient présentes sur une ancienne monnaie frappée à Angers au coin deCharlesIer de Sicile (1246-1285). En 1499, lors de l’arrivée deLouis XII, la ville se qualifie par l’acrostiche suivant[A 66] :
Antique clef de France,
Necteté de souffrance,
Garant contre ennemys,
Estappe d’asseurance,
Recours de secourance,
Seccurité d’amys.
Angers reçoit lacroix de Guerre avec palme le par le général de Monsabert, la décoration est alors placée entre les deux fleurs de lys[A 67].
Pendant lePremier Empire, Angers fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir. Elles devenaient : « De gueules à la clef d'argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or, qui est des bonnes villes de l'Empire »[A 66].
En 1987, le logotype de la ville reprend les couleurs du blason selon l’ordre de préséance héraldique : le bleu du chef en haut et le rouge du champ en bas. Le « A » stylisé doit symboliser à la fois « la force et la légèreté ». La ville a également eu une devise, de 1987 à 1998 : « Angers, la qualité »[A 68].
Célestin Port,Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, Angers, H. Siraudeau et Cie,,2eéd.(BNF33141105,lire en ligne)
↑« Dépôt ou amas de faible épaisseur, s'amincissant sur les bords »[5].
↑Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
↑Armand Lanoux,Le voyageur de la Loire, 1965[A 7].
↑Les temps de parcours indiqués ont été consultés sur le site de la SNCF le.
↑a etbLe Grand Ouest est ici entendu par la réunion des régions Bretagne et Pays de la Loire et ancienne région Basse-Normandie.
↑Dans un ouvrage de 1152 intituléDescription d’Angers sous les Plantagenêts.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
↑Les sites communaux retenus sont le château, le musée des beaux-arts, le musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine, la galerie David d'Angers, le muséum des sciences naturelles, le parc à thème Terra Botanica, le musée du Génie et la collégiale Saint-Martin.
Célestin Port,Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, édition révisée,t. I, Angers, H. Siraudeau et Cie, 1965,2eéd.
↑Romain Brossé, « Mines et carrières en Anjou : cadre géologique, modalités d’exploitation »,Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest,vol. 104,no 3,, pp. 11 à 18(lire en ligne).
↑Dufrénoy (Ingénieur des mines),Mémoire sur l'âge et la composition des terrains de transition de l'Ouest de la France : Recueil de mémoires sur l'exploitation des mines, et sur les sciences qui s'y rapportent, Treuttel et Wurtz,(lire en ligne),p. 379-381.
↑a etbAuguste Nicaise Desvaux,Statistique de Maine-et-Loire : statistique naturelle, Partie 1, Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers,, 582 p.(lire en ligne).
↑François Palau et Maguy Palau,Le rail en France : le second Empire, tome 2 (1858-1863),(ISBN978-2-9509421-2-8).
↑Marie-Catherine Vignal Souleyreau,Richelieu ou la quête d'Europe, Pygmalion,, 385 p.(lire en ligne).
↑Jean Sibenaler,Les premiers préfets de Maine-et-Loire, Cheminements,(lire en ligne).
↑Aristide Dupuis,Une visite aux pépinières de M. André Leroy à Angers., Paris,, 16 p.(lire en ligne).
↑Bertrand Gogendeau et Dominique Philippe,Angers, honneur et patrie : Le réseau de résistance angevin dirigé par Victor Chatenay (1940-1944), l'Harmattan,, 155 p.(lire en ligne).
↑Julie Mazé et Christian Pihet, « Elections municipales et pouvoir politique local. L'exemple d'Angers. »,Norois,no 175,,p. 495-505(lire en ligne).
↑a etbJacques Lebeau,Curnonsky, prince des gastronomes : de A à Z, L'harmattan,, 216 p.(lire en ligne).
↑ab etcEmmanuelle Souchet, Nicole Ballon, Linda Castagnie-Wuilleme, Geneviève Ouvrard,Petit Futé Pays de la Loire, Petit Futé,, 478 p.(lire en ligne), p. 52 et suivantes.
↑a etbSyndicat mixte de la Région angevine,« Schéma de cohérence territoriale, Pays Loire Angers » : Rapport de présentation - État initial de l'environnement,(lire en ligne).
↑H. Etienne et J.-C. Limasset,Ressources en charbon de la région Pays-de-la-Loire : Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée, Nantes,BRGM,(lire en ligne[PDF]).
↑« Définition de Lentille », surCentre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL)(consulté le).
↑« Présentation », surParc de loisirs du Lac de Maine(consulté le).
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(ISSN1278-3366,DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑ab etcJacquesHussenet,"Détruisez la Vendée !": regards croisés sur les victimes et destructions de la guerre de Vendée, Éd. du CVRH,(ISBN978-2-911253-34-8),p. 452 à 465
↑« Angers. Démission du maire, Jean-Claude Antonini : Jean-Claude Antonini, le maire d’Angers, vient d’annoncer sa démission. « Ce n’est pas une rumeur, c’est une réalité. J’ai donné ma démission au préfet »,Ouest-France,(lire en ligne, consulté le).
↑Emeric Evain, « Angers. L’ancien maire Frédéric Béatse referme 25 ans de vie municipale : Élu en 1995 dans l’équipe de Jean Monnier, il a occupé toutes les fonctions, effectuant un dernier mandat comme chef de file de l’opposition. Celui dont proches et opposants saluent l’engagement pour sa ville, tourne la page sans regret mais reste élu au conseil régional »,Ouest-France,(lire en ligne, consulté le).
↑Clément Guilbaud, « L’investiture du nouveau maire d’Angers, Christophe Béchu »,Angers Info,(lire en ligne, consulté le).
↑« Le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu deviendra premier adjoint au maire d’Angers : Nommé ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu cédera sa place de maire d’Angers à son premier adjoint lundi 18 juillet 2022. Les deux hommes échangeront leurs fonctions »,Ouest-France,(lire en ligne, consulté le).
↑Réélu pour le mandat 2020-2026 :Fabienne Béranger, « Municipales 2020 : à Angers, Christophe Béchu réélu pour un second mandat : Il était largement arrivé en tête au premier tour des élections municipales le 15 mars dernier. Christophe Béchu, investi par LREM, a été réélu maire d'Angers à l'unanimité ce lundi après-midi en conseil municipal »,France 3 Pays de la Loire, 25/5/2020 mis à jour le 12/6/2020(lire en ligne, consulté le).
↑a etb« Angers : le ministre Christophe Béchu a cédé son écharpe de maire à Jean-Marc Verchère : Le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, n’est plus maire d’Angers, mais premier adjoint au maire depuis ce lundi 18 juillet »,Ouest-France,(lire en ligne, consulté le)« Jean-Marc Verchère a été élu par 49 voix sur 59 (les voix de la majorité municipale) et dix bulletins blancs, (ceux des trois groupes de l’opposition municipale) ».
↑a etbLucie Rivière, avec Céline Dupeyrat, « Qui est Jean-Marc Verchère, futur maire d'Angers ? : Christophe Béchu, maire d'Angers, a été nommé au gouvernement lundi 4 juillet. Il officiera désormais en tant que Ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. C'est Jean-Marc Verchère, premier adjoint peu connu des Angevins, qui le remplacera »,France 3 Pays de la Loire,(lire en ligne, consulté le).
↑abc etdMinistère de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, « LES COMPTES DES COLLECTIVITES », surimpots.gouv.fr(consulté le)
La version du 5 novembre 2015 de cet article a été reconnue comme « article de qualité », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.