Pour les articles homonymes, voirÁlvaro.
Cet article est uneébauche concernant un homme politiqueportugais.
Député Quatrième législature de l'Assemblée de la République portugaise(en) Lisbonne | |
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Député Troisième législature de l'Assemblée de la République portugaise(en) Lisbonne | |
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Député Deuxième législature de l'Assemblée de la République portugaise(en) Lisbonne | |
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Député Première législature B de l'Assemblée de la République portugaise(d) Lisbonne | |
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Député Première législature A de l'Assemblée de la République portugaise(d) Lisbonne | |
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Ministre sans portefeuille Ier gouvernement provisoire portugais IIe gouvernement provisoire portugais IIIe gouvernement provisoire portugais IVe gouvernement provisoire portugais | |
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Jorge Campinos(en) | |
Secrétaire général du Parti communiste portugais | |
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Bento António Gonçalves(en) Carlos Carvalhas(en) |
Naissance | |
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Décès | |
Nom de naissance | |
Pseudonyme | |
Nationalité | |
Formation | |
Activités | |
Père | Avelino da Costa Cunhal(d) ![]() |
Mère | Mercedes Simões Ferreira Barreirinhas(d) ![]() |
Fratrie | Maria Eugénia Cunhal(en) ![]() |
Parti politique | |
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Lieu de détention | Forteresse de Peniche(jusqu'en) ![]() |
Distinctions | Liste détaillée Ordre de la révolution d'Octobre() Ordre de l'Amitié(d)() Prix Lénine pour la paix() Ordre de Playa Girón Ordre de Lénine ![]() |
Álvaro Barreirinhas Cunhal ( -), dit Alvaro Cunhal, est unhomme politique, résistantantifasciste et unécrivainportugais. Il est le leader historique duParti communiste portugais (PCP).
Álvaro Barreirinhas Cunhal nait le à Sé da NovaCoimbra. Fils d'un père républicain, Avelino Henriques da Costa Cunhal, et d'une mèrecatholique, Mercedes Simões Ferreira Barreirinhas Cunhal. Ayant passé son enfance àSeia il part àLisbonne pour poursuivre ses études au Lycée. Il rentre à la Faculté de Droit deLisbonne en1931.
Cette même année il adhère auPCP, alors que le parti est clandestin. Dans ses premières années de militance, Álvaro Cunhal rejoint la Fédération des Jeunesses Communistes Portugaises et participe au mouvement associatif des étudiants, ayant été élu, en1934, représentant des étudiants au Sénat de l’Université de Lisbonne. Élu Secrétaire de la Fédération des Jeunesses Communistes, il part en 1936 àMadrid pour prendre part à la résistance contre le régime fasciste du GénéralFranco, durant les cinq premiers mois de laGuerre d'Espagne[réf. nécessaire].
En1949, il est arrêté par laPIDE, la police politique deSalazar et s'évade, avec plusieurs de ses compagnons, en1960 de la prison dePeniche lors d'une spectaculaire évasion. Il semblerait qu'il se soit alors réfugié dans la Serra de Sintra, à Penedo, dans la freguesia de Colares. Il vit alors en exil àMoscou,Prague et àParis. Il est élu en1961 secrétaire général du PCP.
Il retourne dans son pays cinq jours après laRévolution des œillets du de son exil àParis. Il est alors quelque temps ministre sans portefeuille des quatre premiers gouvernements provisoires et est élu député en1975.
En 1989, il est reçu à Moscou parMikhaïl Gorbatchev et reçoit leprix Lénine pour la paix (accordé à des citoyens étrangers à l'URSS pour leurs contributions pour la « cause de la paix »).
Partisan d'une idéologie marxiste-léniniste, il abandonne le poste de secrétaire général àCarlos Carvalhas, puis son siège de député en1992 et se retire progressivement de la vie publique en raison de la dégradation de son état de santé.
Père d'une fille, Álvaro Cunhal est l'auteur de nombreux ouvrages politiques, publiés en cinq volumes au Portugal.
En1995 il reconnaît avoir écrit quatre œuvres de fiction sous le pseudonyme deManuel Tiago, dontÀ demain, camarades ![1],[2] (1974), etL'Étoile à six branches, qui tire son nom de l'établissement pénitentiaire de Lisbonne car vu d'en haut, avec ses six ailes, l'établissement ressemble à une étoile.
Il a aussi écrit des témoignages, sous le même pseudonyme.
Son livreCinq jours, cinq nuits a été adapté au cinéma en 1995 parJosé Fonseca e Costa (avecPaulo Pires etVictor Norte). Il relate comment un jeune homme persécuté par le régime de Salazar s'évade de prison et rejoint le Nord du Portugal, où un contrebandier lui fait passer la frontière.
Il a également traduit en portugais quelques pièces de Shakespeare, dontLe roi Lear.
Il est aussi le créateur, sous le nom d'Antonio Vale, de gravures et d'œuvres plastiques.
Au début de l'Estado Novo, entre 1935 et 1940 sans doute (état fasciste,affiches et photographies de propagande nazie), dans la campagne portugaise (oliveraies, pinèdes, sans doute dans leRibatejo), leParti communiste portugais s'implante. Des individusconcernés tentent de s'organiser, pour servir le peuple, et sans se servir, contre les pouvoirs en place : inégalités, injustices, exploitation, oppression, violence d'État... Lesamis s'établissent (pauvreté, clandestinité, solidarité, héroïsme, richesse intérieure...), obéissent à lamachine du parti (comité local, comité régional, comité central, discipline, discrétion, respect de soi et des autres), et s'activent : rencontres, réunions, rapports, tracts, organisation, problèmes concrets (bourse des journaliers, coupes de bois abusives, salaires en entreprises, pain...).
Certains, fonctionnaires du Parti, se déplacent beaucoup (train, bus, tram, barque, et surtout bicyclette et marche à pied hors des routes, pour éviter les contrôles : douaniers,Garde nationale républicaine,PIDE). Parmi eux, lesfaux couples, (JoséFrancisco) Vaz et Rosa, Antonio et Maria, des individus isolés comme José/Zé Cavalhino, Afonso, Ramos, Paulo, Marques, José SegarraBelmiro, Meirales, Fialho, Cesario, Vitor, Tomé, le Dr Cirilo, l'avocat, et de nombreuses femmes comme Lisete, Anica, Ermelinda, Amelia, Conceiçao, Isolda... et la famille Rato (Manuel, Joana, Isabel) deVale da Égua. Autour d'eux, beaucoup de sympathisants, principalement travailleurs journaliers pauvres. Ce travail de fourmis accouche, malgré quelques défections, une grève générale régionale, qui surprend les autorités, qui finissent par envoyer la troupe... : répression, clandestinité, solidarité.
La fiction réaliste, efficace, sans complaisance, est écrite dans une langue sobre et un récit chronologique précis. Presque de l'ordre du constat, sans envolée idéologique, ni vraiment de référence à l'actualité nationale ou mondiale de l'époque, pour se concentrer sur la misère d'une petite région portugaise pauvre, loin de la mer et des frontières, au plus près desgens de peu :Nous devons faire un monde nouveau, l'ami (p. 435).
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